atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061

 

LA LETTRE n° 471

Lyon, le 31 juillet 2011

 

MANGER DU HARENG ? NON, MANGER A ARANC !

 

Les sorties n’ont pas cessé durant l’été. C’est juste la « Lettre » qui avait cessé de paraître ce mois, le temps pour son rédacteur de souffler quelque peu durant ses congés.

Le bulletin hebdomadaire réapparaît donc avec ce numéro et souhaite la bienvenue à ses nouveaux lecteurs.

Et pour reprendre nos bonnes habitudes nous commençons par les récits de la traditionnelle sortie « longue » d’été du club.

 

I/ LA SORTIE LONGUE DU CLUB DE SAMEDI

 

Anass BEZZAZ, Florian CABAJ, Françoise CHENAIS, Christian CROUVEZIER et Lionel, un sien collègue, Alain DELAGE, Jacques DELMAS, Jenifer GUTIERREZ, Christophe LABAUNE, Evelyne LEFRANCOIS, Daniel ROTHWILLER, Philippe SCHEINOK et son fils de 14 ans Thomas étaient présents au rendez-vous du club à Ambérieu-en-Bugey.

 

Odile et Alain SAVEY sans être présents devant la gare ont grandement contribué à la réussite de cette journée comme vous le verrez. Nous les félicitons donc vivement pour leur gentillesse.

 

En revanche votre serviteur qui se promettait de revenir pédaler avec les copains est resté encore coincé à la maison. Le médecin lui a interdit le vélo à cause d’un épanchement au genou. Décidément ce n’est pas son année ! Pas bon pour le moral !

 

Dans le cadre du bizutage amical des nouveaux venus Jenifer -(avec un seul N s’il vous plait !)- a tout de suite été mise dans le bain et a été sollicitée pour rédiger ses impressions.

 

Mais avant de lui laisser la plume, Jacques DELMAS a tenu à faire les présentations.

 

« Vénézuelo-espagnole, Jenifer est arrivée à Lyon depuis sa province d’Aragon le 7 juin avec sa voiture, deux valises …et son vélo. En un mois, débarquée à Lyon, elle a trouvé un appartement, un boulot et…l’ATSCAF de sa propre initiative.

Et de sa propre initiative elle s’est retrouvée (par l’intermédiaire de la « Lettre ») sur le parking de la gare d’Ambérieu où l’ATSCAF avait rendez-vous. Et elle a sorti du coffre de sa voiture un vieux VTT aux pneus usés et dégonflés »

Mais avec lequel elle a franchi vaillamment les 70 km du « petit » parcours agrémenté de 2 cols et 1.000 m de dénivelée  (NDLR)

 

Ø Récit de Jenifer pour le petit parcours

 

« Je suis arrivée au point de rencontre sans avoir prévenu personne que je voulais rejoindre le club. Là, j’ai rencontré deux charmants garçons qui m’ont présenté le reste du groupe.

Je n’ai pas hésité à y aller même si je savais que, peut être, 70 km étaient plus que le kilométrage auquel je suis habituée.

On a commencé à rouler ensemble et après, Jacques, Daniel et moi, avons décidé de prendre la route la plus courte. Là j’étais à l’aise et ils roulaient doucement.

Après avoir dépassé les 30 premiers kilomètres j’ai commencé à perdre un peu mes forces, surtout mes jambes. Je me suis forcée un peu psychologiquement pour mettre mes pensées à jour et en me répétant que je pouvais arriver jusqu’à la fin. J’ai commencé à m’essouffler car je respirais mal. Donc, c’est grâce aux deux copains cyclistes, que j’ai continué. Je me suis concentrée à bien respirer et ils roulaient l’un devant et l’autre derrière. Parfois ils venaient me chercher. Finalement nous sommes arrivés chez Alain.

D’abord une bière et du saucisson avec du pain nous permettra de nous ragaillardir. Là on a dévoré vraiment l’apéritif en croyant que c’était tout. Après on s’est mis à table pour finir vachement « tout gonfle » (Pour ces deux derniers mots vous avez deviné que c’est votre serviteur qui a influencé le vocabulaire de Jenifer pour accélérer son intégration dans le milieu yonnais (1).

A ce moment-là je n’avais pas trop envie de rouler à nouveau. Heureusement mes forces sont revenues et grâce au trajet qui était surtout en descente mon esprit est revenu.

Surprise pour le reste du groupe car je descendais vraiment très vite ! Il y avait des gravillons et je n’ai pas suivi les conseils de Jacques. Rien ne s’est passé toutefois. Je l’écouterai la prochaine fois.

Finalement nous avons pris des boissons à la fin de notre route. Là on commence à bavarder et j’ai trouvé la sympathie du groupe. Le lendemain j’étais invité chez Daniel et sa femme.

Ma conclusion et mes impressions sont que j’étais acceptée et bien accueillie. »

Evelyne LEFRANCOIS

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Le glossaire lyonnais-français

(1). Yonnais : Lyonnais, bien sûr.

 

Ø Récit d’Evelyne LEFRANCOIS pour le parcours moyen.

 

« Malgré une petite erreur de parcours, nous (Françoise et moi) arrivons à la gare d’Ambérieu  en avance, mais pas les premières car Alain est déjà là. Le temps n’est guère encourageant, il y a de la brume et par moment un léger crachin. Mais nous croyons fermement que le temps va se mettre au beau. Nous décidons d’aller boire un café en attendant et, miracle ! tous les copains nous y rejoignent bien que nous n’ayons laissé aucune indication sur le Toyota en ce sens !!!

 

Nous retrouvons avec plaisir Philippe, notre ami belge, et faisons connaissance avec son second fils, Thomas. Un petit jeune (14 ans) qui promet. Pensez donc, il a fait l’Alpe d’Huez en 1h 18’ ! Il va  falloir nous accrocher !! Julien, l’autre fils de Philippe (et qui était venu l’an passé) n’est pas là. Son père nous apprend qu’il est devenu un « fondu » du vélo et qu’il roule fort tous les jours.

Nous faisons aussi connaissance avec Jenifer, nouvelle adhérente au club, (youpi, le clan des femmes se renforce, c’est très bien et ce n’est pas Jacques qui dira le contraire !) et Lionel, un ami de Christian. Daniel, Jacques, Christophe, Anass et Christian sont là. Florian qui pensait arriver en retard est là à 9h et nous retrouve alors que nous quittons juste le bar.

 

Je distribue les parcours, explique les différentes possibilités et nous voilà partis. Un peu de cafouillage pour quitter Ambérieu mais nous retrouvons assez rapidement la bonne route. Nous roulons ensemble jusqu’à Douvres où nous décidons de constituer les groupes. Les adeptes du 140 km (Anass, Lionel, Philippe, Thomas, Christophe et Florian), ceux du 102 km (Alain, Françoise, Christian et moi), ceux du 70 (Jenifer, Daniel, Jacques,) se séparent donc en se donnant rendez-vous chez Alain SAVEY à Aranc.

Là une surprenante partie de «cours après moi, je t’attrape » va se dérouler. En effet les 140 partent comme des flèches mais les 102 les retrouvent régulièrement arrêtés, cherchant leur chemin, et les doublent fièrement. Les 140 les re-doublent à leur tour jusqu’au prochain embranchement où….Je dois quand même avouer que j’ai « enduit les 2 groupes avec de l’erreur » après Ambronay, - (pour ceux qui ne connaissent pas je vous conseille d’aller visiter l’abbaye-. Pour nous éviter 3 km de grande route en ligne droite, Bernard avait prévu un détour par Longeville et je me suis trompée de route, emmenant dans mon sillage les deux groupes. Oh, nous sommes bien arrivés à Longeville, mais par de toutes petites routes et en additionnant quelques hectomètres supplémentaires. C’est donc groupés que nous retrouvons devant nous le groupe des 70 qui a alors beau jeu de se gausser de notre façon de lire les cartes…….

 

Nous repartons ; les écarts se creusent de nouveau. Nous ne voyons pas la route à gauche qui devait nous éviter Saint-Jean-le-Vieux mais l’erreur n’est pas trop grave. Dans le village nous cherchons la D12 qui doit passer au pied et à droite du château. Nous l’apercevons, magnifique, fièrement perché sur sa colline et nous nous dirigeons vers lui. C’est alors que nous apercevons le groupe des 140, arrêté, visiblement penché sur ses cartes et qui soudain repart en sens inverse. Intrigués nous nous demandons si nous sommes sur la bonne route et prenons conseil auprès d’autochtones qui nous confirment que la D12 est plus loin, qu’elle grimpe et qu’elle est très circulante. Devant mon étonnement ils précisent que c’est la plus grosse route du coin alors forcément il y a du monde dessus. Et en effet nous croiserons bien une quinzaine de voitures. Comment qualifient-ils la nationale 7 ?

 Nous retrouvons la D12 et passons bien au pied du château, mais d’un autre ! J’en en aperçois aussi un troisième un peu plus loin. Comment voulez vous que l’on s’y retrouve !!!??

 

A partir de là nous ne nous tromperons plus. Belle route; elle longe un moment un ruisseau et s’élève peu à peu. Nous la quitterons au moment où la pente se durcit, pour aller au col de Montratier. S’ensuit une  belle descente virevoltante en sous-bois jusqu’à Cerdon. Comme nous ne sommes pas en avance nous décidons de ne pas visiter ce village et prenons directement la grande route. Nous passons devant le monument aux morts des maquis de l’Ain et du Jura où est gravée la célèbre phrase d’ARAGON «Où je meurs renaît la Patrie ». (plus d’information http://www.maquisdelain.org). Il n’y a pas trop de circulation et le paysage est beau. A flanc de coteaux, au soleil, (mais si, il y du soleil !) on aperçoit les vignes qui donnent ce vin de Cerdon qui s’est bien amélioré ces dernières années.

A Labalme nouvelle surprise : nous retrouvons Florian, Philippe et Thomas. Nous ferons le reste du parcours ensemble. Très dure montée (mon compteur marque souvent 10, 11 voire 12%) au col du Sappel. Thomas ne semble pas éprouver de difficultés particulières. C’est beau la jeunesse ! Au sommet Florian nous fait remarquer que le temps n’est pas si froid et que  « ça pèle » pas tant que ça.  Comme il le dit lui même, la descente  lui donnera tort. La fin de la balade  est racontée par Florian.

 

Juste quelques  commentaires complémentaires :

J’ai trouvé le col de Pisseloup joli mais dur. Mais il nous fait quitter la forêt pour rejoindre les verts pâturages où s’ébattent quelques belles vaches. Et on se demande pourquoi un loup a choisi cet endroit pour satisfaire ses besoins naturels ?

Le repas chez Alain et Odile était  très sympathique et plus qu’abondant. Si vous passez dans le coin, l’adresse est à retenir………..Plus sérieusement c’était vraiment gentil de leur part et tellement plus agréable qu’un méchant sandwich au bord d’une route. Ils nous ont servi entre autre du pâté et du saucisson, fameux, fabriqués par un cousin d’Odile. Ci-joint le site dudit cousin :  http://www.larcon-charcuterie.com/

 

Et les copains sont très indisciplinés : au départ de chez Alain et Odile plusieurs variantes s’offraient à nous et j’ai essayé de former des groupes mais….c’est donc en ordre dispersé que nous avons rejoint Ambérieu. C’est dommage car Philippe et Thomas, livrés a eux-mêmes et ne connaissant pas la région, ont pris la nationale au lieu de la petite route parallèle beaucoup moins circulante.

Il faut dire qu’au départ, Jacques a coincé sa chaîne et qu’une partie du groupe a attendu et l’autre non. Puis la belle descente sur Oncieu et Saint-Rambert-en-Bugey a encore creusé l’écart. Jenifer est une « descendeuse » redoutable ! A Saint-Rambert, après que Florian et Christophe nous aient quittés, Jacques est parti devant et a manqué l’embranchement de la fameuse petite route parallèle. Daniel s’est lancé à sa poursuite en soufflant comme un fou dans son sifflet pour l’alerter. Il paraît d’ailleurs que c’est très dur de pédaler comme un fou tout en sifflant de même ! Jacques, lui, a cru à des sifflets d’encouragement des foules en délire massées sur la route ou d’automobilistes éperdus d’admiration devant son coup de pédale et n’en a que plus fait tourner les manivelles… 

Bref, Daniel a quand même réussi à remettre la brebis égarée sur le droit chemin et c’est tous ensemble que nous avons retrouvé Philippe et Thomas attablés  devant une boisson fraîche au même bistrot que le matin. Anass, Alain et Lionel étaient déjà repartis. Florian Christophe, Christian sont arrivés peu après nous alors qu’ils ont fait un parcours plus long et plus dur…

 

Nous bavardons encore un peu avant de nous séparer. Jenifer est très sympa. Quand elle aura mis des pneus lisses à son vélo, elle montera aussi bien qu’elle descend !

Philippe et Thomas ont l’air content de leur journée. Tant mieux, c’était bien plaisant de rouler avec eux, de voir Thomas caracoler dans les côtes et de leur faire découvrir notre région.

Une excellente journée donc : un beau parcours, une bonne entente, un bon repas. On en redemande…..

A mon compteur : 95,78 km et 1.377 m de dénivelée positive. »

 

Ø Récit de Florian CABAJ (qui est parti de Lyon à vélo) pour le grand parcours

 

« 6h15, je pars de Lyon pour rejoindre Ambérieu. Initialement, je devais être accompagné par Anass, mais il a préféré s'accorder une grasse matinée. Je suis donc tout seul  pour ces gros 50 premiers km. Optimiste, je suis parti avec mes lunettes de soleil, même si le ciel est encore un peu couvert sur Lyon, la météo annonce du grand beau temps. Idéal pour une dernière grosse sortie avant Paris-Brest-Paris. La sortie de Lyon est un peu laborieuse, je dois me tromper de route car je n'arrive pas où je pensais dans Meyzieu. Heureusement, une déviation m'amène tout droit sur un plan de la ville qui me permet de retrouver rapidement mon chemin. Une fois sorti de l'agglomération, c'est beaucoup plus simple : Jonage, le pont de Jons, Balan, La Valbonne, Channe, Monetroi (que je n'ai pas traversé alors que d'après la carte j'y suis passé) pour finir par longer la Z.I. de la plaine de l'Ain direction Lagnieu. Au fil des kilomètres mon optimiste décroît. Alors que je m'attendais à voir le ciel s'éclaircir, il reste toujours obstinément gris, il y a du brouillard par endroit et je sens même quelques gouttes par moment. Météo Farce aurait encore frappé ? Quelques kilomètres avant Lagnieu, j'ai appelé Evelyne pour avertir de mon probable léger retard. Mon erreur de parcours au départ m'a fait faire quelques kilomètres en rab. Le final n'est pas des plus agréables car il y a quelques kilomètres de nationale entre Lagnieu et Ambérieu. Heureusement, on peut s'en écarter assez vite en passant par Saint-Denis. Il est donc à peine 9h quand j'arrive devant la gare d'Ambérieu, avec une dizaine de km de plus que prévu 63 au lieu des 54 qu'avait calculé Via Michelin. Le soleil commence à donner quelques signes ténus de sa présence derrière les nuages.
Le départ est un peu chaotique pour trouver la bonne route pour rallier Ambronay. Nouvelle séance d'orientation dans ce village pour trouver la bonne route pour éviter d'emprunter la N75, mais faute de route de ce côté, nous devons la traverser. Le groupe du 105 km (Françoise, Evelyne, Alain et Christian) nous rejoint. Le « nous » désigne le groupe qui est parti sur le 140 km, composé de Anass, Christophe, Philippe et Thomas, nos deux collègues belges, et Lionel, un copain de Christian et moi. On finit par trouver la route en suivant Evelyne qui semble connaître la région tellement elle est sûre de la route à suivre. Alors que nous avons filé devant, nouvelle hésitation un peu plus loin, consultation de la carte, et départ conjoint des deux groupes pour rejoindre Le Blanchin. Finalement, nous arrivons sur la N75 un peu trop tôt. Surprise, nous voyons passer Jacques, Daniel et Jenifer qui ont dû se poser beaucoup moins de questions que nous et ont fait au plus simple. La suite est plus simple en terme d'orientation. Nous ferons une nouvelle petite erreur en ratant la route à l'entrée d'Hauterive, mais ce ne sera pas bien grave, et une dernière pour finir dans Saint-Jean-le-Vieux en tournant un peu trop tôt, mais nous retrouverons rapidement la D12 que nous devions emprunter.

 

Première bosse du parcours, Philippe hésite encore entre le parcours de 105 et le 140. Chacun grimpe à son rythme, et je reste avec Philippe qui n'a pas l'habitude des côtes de plusieurs kilomètres. On rejoint tranquillement le sommet du premier col, celui de Montratier (FR-01-0500). On ne voit pas le reste du groupe au sommet, je laisse Philippe continuer et je les appelle pour m'assurer qu'ils n'ont pas raté la bifurcation direction Cerdon, mais je les vois arriver alors que je suis en train de composer le numéro d'Anass.

Nous voilà partis pour la descente sur Cerdon qui nous permettra d'admirer les vignobles qui dominent la ville. Nous décidons de traverser la ville pour éviter la grande route pendant quelques kilomètres. Alors que nous remontons pour rejoindre la route de Labalme, je déraille. Vu la position de mon dérailleur, j'ai quelques inquiétudes, j'ai peur qu'un des ressorts ait rendu l'âme, impression renforcée par le fait que, malgré mes pressions successives sur le levier, il ne se passe rien. Christophe et Anass s'arrêtent, on regarde, mais après avoir remis mon dérailleur dans une position normale, tout semble fonctionner correctement. Je décide néanmoins d'anticiper d'une semaine mon passage chez le vélociste.

Chacun prend son rythme dans la montée de Labalme et Philippe accuse un coup de moins bien. Nous sommes rejoints par l'avant-garde du groupe engagé sur le 105 km peu avant Labalme. Il y a donc un regroupement général au sommet. Enfin, ce n'est pas vraiment le sommet puisque que nous devons rejoindre le col du Sappel (FR-01-0794). Philippe et Thomas décident finalement de rester sur le parcours de 105 km. Anass, Christophe et Lionel ont filé pendant que je discutais. Etant donné qu'ils ont décidé de se contenter eux-aussi du parcours de 105 km, je décide de m'épargner une course-poursuite et de rester avec l'autre partie du groupe.

Les deux chevrons indiqués sur la carte sont bien là, il n'y a pas de doutes. La montée n'est pas très longue mais la pente moyenne est relativement forte. On descend ensuite sur Outriaz et l'on comprend l'origine du nom du col car dans la descente, effectivement, ça pèle. Nous nous arrêtons pour enfiler nos coupe-vent, que nous quitterons assez rapidement car le descente sur Vieu-d'Izenave n'est pas très longue et l'on remonte tout de suite sur Outriaz et le col de Pisseloup (FR-01-0968). Là encore chacun prend son rythme. Philippe doit faire une pause dans la montée car il a accumulé un peu de fatigue sur ces côtes d'une longueur supérieure à celles qu'il peut gravir habituellement. Françoise redescend au-devant de nous avec des informations qui font du bien au moral de Philippe, le col n'est plus qu'à 1 km. La suite est majoritairement descendante jusqu’à Aranc. Et Alain a même indiqué à Evelyne qui l'a appelé comment éviter les bosses qui étaient sur le parcours initial jusque Aranc.
Le groupe a filé devant sauf Evelyne et moi qui restons avec Philippe, dont le coup de pédale est maintenant meilleur. Soit c'est l'effet des gels et barres énergétiques, soit c'est le fait de savoir qu'il n'y a plus de côtes jusqu'à Aranc où nous attend un ravitaillement préparé par Alain et Odile. Le col du Cruchon (FR-01-0903) n'est pas très dur et nous basculons rapidement dans la descente. Je laisse Evelyne et Philippe pour aller chercher le col de la Berche (FR-01-0864), distant de seulement 1,5km du parcours.

 

J'arrive à Aranc où tout le monde est là et où Odile et Alain nous ont préparé un copieux ravitaillement. Merci à eux !

Après discussion, nous décidons de modifier le parcours initial et de rejoindre la vallée de l'Albarine par Résinand ce qui nous permettra de franchir un col de plus à la sortie d'Aranc, celui de Pezieres (FR-01-0800), sauf Christian qui s'en tient au parcours initial et franchira le col des Evosges (FR-01-0758).

 

Le groupe est parti en ordre dispersé car Jacques a eu un petit soucis de dérailleur. Arrivés à Saint-Rambert, Jacques, Françoise, Evelyne, Daniel et Jenifer filent en suivant la vallée de l'Albarine alors que Christophe et moi remontons le col du Nivolet (FR-01-0602). Je me rappelle l'avoir déjà gravi avec le club il y  quelques années. Alors que nous pensions que les choses sérieuses étaient derrière nous, une petite surprise nous attend au niveau de l'Abergement-de-Varey. Il y a là quelques forts pourcentages que nous n'avions pas vu venir. Il y a également un mariage dans le village. Alors que nous traversons à pied la foule, je suis interpellé par un des invités qui me reconnaît. C'est un cyclo avec qui j'ai roulé sur le BRM200 de Bourg-en-Bresse cette année. Lui n'a eu aucun mal à me reconnaître, mais moi beaucoup plus étant donné qu'il n'était pas déguisé en cyclo. On se donne rendez-vous le 21 août à Saint-Quentin-en-Yvelines. Et je rejoins Christophe qui m'a attendu un peu plus loin. Nous ne sommes pas mécontents de voir que la pente s'infléchit, bascule enfin sur Ambronay.
On rejoint Christian dans la descente qui doit s'arrêter pour répondre au téléphone. A Ambronay, on rate la direction Douvres et nous nous retrouvons sur la grande route. Nous voyons une autre route un peu plus loin rejoindre Douvres et ainsi rester sur un itinéraire plus tranquille. Nous nous égarons un peu dans Douvres, mais un plan du village nous permettra de nous remettre sur le droit chemin. Avec tout ça, nous n'aurons même pas eu le temps d'admirer les falaises de Douvres !

Christian qui n'a pas connu nos soucis d'orientation est devant nous. Nous le rejoignons à l'entrée d'Ambérieu, ville où la gare est très bien indiquée, même si on voit moins bien les indication quand on suit les pistes cyclables. Quand nous arrivons, nous apercevons Jacques qui rejoint sa voiture, le reste du groupe est encore attablé au café et nous allons boire un verre avec eux avant que chacun ne reprenne la route direction Lyon.
Merci à Daniel qui m'a ramené. »

 

Ø  Et pour conclure voici le message que nous ont envoyé nos amis belges.

« Chers amis,  Nous voulions encore vous remercier pour votre accueil et votre gentillesse lors de notre sortie d'hier et espérons vous revoir bientôt soit en Belgique soit l'année prochaine à Lyon. Amitiés. Philippe et Thomas Scheinok ».

 

II/ LE WEEKEND PROCHAIN AVEC LE CLUB

 

Evelyne LEFRANCOIS est chargée de préparer la balade à partir de Saint-Bernard. Il n’est pas exclu que nous passions par le Beaujolais.

 

Samedi 6 Août 2011

A SAINT-BERNARD (01)

RV à 7H 45 pour un départ à 8H

 

Notes pratiques : Saint Bernard est une petite commune en bord de Saône, sur la rive gauche, au nord-ouest de Trévoux. Ou en face d’Anse si vous préférez.

Vous vous garerez sur le parking en contrebas de l’église vers l’entrée du pont.

 

III/ DIMANCHE PROCHAIN

 

Ø Christian CROUVEZIER organise une sortie amicalo-atscafienne le dimanche 7 août dans les Monts du Forez. Le programme : 110 km et 2.500 m de dénivelée.

Départ vers 8h 8h30 et arrivée à Montbrison

Trajet : Montbrison; Sauvain; Chalmazel; Col du Béal 1.390 m; Col de  Chansert 1.236m où aura lieu le pique-nique ; Valcivières; Col des Supeyres 1.366 m; Col de Baracuchet 1.270 m; Montbrison.
Départ groupé en voiture : 7h à Pierre-Bénite au rond-point de l'Europe sur le parc de stationnement entre Quick et Lidl.

Contactez Christian au 06.71.48.09.73 ou 04.78.50.42.00.

Nota: Christian a une voiture avec 4 places et il peut prendre 5 vélos.

Florian CABAJ et Alain DERRAC seront déjà de la partie. Rejoignez-les !

 

IV / ET POUR APRES ?

 

Le Voyage Itinérant du club en Bourgogne se rapproche. Il aura lieu les 2, 3 et 4 septembre sous la houlette de Yves DUBOST.

Tous les renseignements figurent dans le document très complet qui vous a déjà été envoyé mi juin avec le numéro 469 de la Lettre mais que par prudence nous réexpédions aujourd’hui.

Le coût du VI sera de 120 € environ tout compris.

Il est maintenant temps de faire savoir au club si vous voulez y participer.

Dans ce cas-là un chèque de 50 € pour la réservation vous sera demandé.

Se sont déjà inscrits : Bernard CHAREYRON, Philippe DESIRE, Yves DUBOST, Michel GIRARD, Evelyne LEFRANCOIS, Léon ROCH, Claude et Christian THIERY.

 

V/  LES POTINS DU PELOTON

 

Ø Mathis BERGER a onze ans. C’est un de nos plus jeunes adhérents. C’est le héros du mois. Il a réussi un exploit magnifique. Encouragé par Jean-Luc et Chrystel il a relevé un sacré défi : participer au « Trait d‘Union », le voyage des Jeunes organisé par la FFCT et reliant la ville ayant abrité la Semaine Fédérale de 2010 (Verdun) à la ville accueillant l’édition 2011 de la SF soit Flers.

Il était le plus jeune sur ce trajet. Parti le 23 août, il a franchi 8 étapes d’environ 80/90 km par jour. Il a même pu valider un brevet de 100 km.

Il a été accueilli par des milliers de spectateurs le 31 août à Flers.

Vous pouvez voir le reportage de cette expérience formidable sur le lien suivant : http://reportages.jeunes-ffct.org/index_tu.htm

Inutile de dire la fierté de Chrystel qui nous a fait suivre au jour le jour les étapes sur le site du club.

Toute la famille va maintenant participer à la Semaine Fédérale de Cyclotourisme avant quinze jours de vacances en Bretagne.

 

Ø Daniel ROTHWILLER a mis à profit la période estivale pour se faire opérer d’un très gros calcul rénal. Il s’est bien rétabli mais doit attendre l‘avis du médecin avant de se lancer comme prévu dans son périple cycliste dans l’Est de la France en septembre.

 

Ø Benoît LABAUME, alias « frère Benoît », a le projet d’accomplir une diagonale. Pour ce faire il lui fallait valider un brevet de 200 km. Qu’à cela ne tienne ! Notre homme enfourche son vélo, part de Garches (en Ile de France où il habite) à 5h du matin et arrive à Bourbon-Lancy, berceau de la famille, vers 22h, après 350 km de route. Ah oui il a fait un peu de rab ! Pas mal pour un début en matière de longue distance !

Dans la foulée Benoît va prendre sa licence à la FFCT.

 

Ø « Papa, tu peux relever mon courrier pendant mes vacances ? » demande le fils de Bruno MAILLOL à son père. Pas de problème répond Bruno qui prend son vélo pour cette opération et demande à Alain SAVEY de l’accompagner. Tiens donc ? Ah oui j’allais oublier de vous dire que le fils habite Montpellier. Résultat : 350 km jeudi dernier pour l’aller et 340 km pour le retour vendredi avec un fort vent de face. La famille oblige à de ces contraintes !

 

Ø Evelyne LEFRANCOIS et votre serviteur ont passé quinze jours de vacance en juillet dans le Haut-Doubs. La Franche-Comté est à leurs yeux une terre bénie pour le cyclotourisme. Malgré la forme relative de Bernard ils ont pu grimper six cols dont trois en Suisse. La canicule n’a pas été l’ennemie du couple présidentiel. 

 

Ø Jean-Pierre CHECCACCI, dès son compte-rendu du dernier CODIR rédigé, est parti se retirer (provisoirement) en juillet à Rosas, en Catalogne. Nous espérons qu’il en profitera pour se remettre définitivement de ses problèmes de sciatique qui l’ont empêché de faire du vélo depuis plusieurs mois.

 

Ø Philippe SCHEINOK, notre ami belge, a beaucoup apprécié la sortie faite l’an passé avec le club du coté de Saint-Quentin-Fallavier et surtout la pause au restaurant de Montseveroux (Cf la Lettre n°423 du 1° août 2010). Il a donc décidé d’emmener mardi prochain sa famille dîner (1) dans cette auberge si simple mais si généreuse.

(1) Puisque la « Lettre » est lue aux quatre coins du monde précisons pour qu’il n’y ait pas de confusion que, quand un lyonnais parle de dîner, il veut parler du repas de midi (le déjeuner des parisiens quoi !). Le repas du soir est le souper (le dîner des parisiens). Tout le monde suit ?

 

Ø Raymond CHATENAY  a roulé en juillet et nous livre quelques extraits de ses escapades.

 

■ Les 2 et 3 juillet j'ai fait la cyclo-montagnarde des Pyrénées à Limoux avec Patricia JOHANNES.

A peu près 400 inscrits, assez peu de femmes, ambiance conviviale comme tous ces évènements, assez beau temps sur les 2 jours. Un atscafien de Montpellier (plus très sûr ??) transmet le bonjour à tous les membres de l'Atscaf Rhône.

Petite boucle de 80 km le samedi et 1.070 m de dénivelée assez raide sous un soleil tonitruant.

Gros parcours le dimanche avec 160 km et 2.700 m de D+ avec des pentes à 14% et plus.

Le col du Portel reste inoubliable par sa difficulté et une foule de cyclistes plus déchaînés les uns que les autres, dont Patricia irrattrapable.

Les paysages des Pyrénées sont merveilleux (gorges profondes et très boisées), les montagnes plus rondes, plus vertes, plus accueillantes que les Alpes.

 

■ Les 9 et 10 juillet j'ai fait la cyclo-montagnarde du Puy-en-Velay avec Patricia J, eh oui, encore ! Il faut dire qu'à part nous deux aucun autre atscafien sauf le Grand Fred et son club.

Paysages plus connus puisque nous chevauchons la Haute-Loire et l'Ardèche.

Petit parcours dans les gorges pittoresques de l'Allier vers Saint-Privat-d'Allier.

Relax le samedi avec 81 km et 1.405 m de D+.

Plus dur le dimanche avec 162 km et 3.160 m de D+ dont une série de marches d'escalier à 12 ou 13 % qui restent dans les jambes.

 

■ Les 16 et 17 juillet, c'est le magnifique BRA des Alpes qui part de Vizille (vers Grenoble) et qui nous fait passer par la Croix de Fer à 2.067 m et le Galibier à 2.645 m.

Souvenir inoubliable malgré les difficultés climatiques du dimanche qui auraient pu tourner à la catastrophe. Mais quel WE gigantesque ! »

 

VI/  LE COIN VELOCIO :

 

ØVous trouverez en pièce jointe deux compte-rendus rédigés par Yves DUBOST à l’issue des sorties des « Cyclos de Semaine » vers La-Bastie-d’Urfé et Berzé.

 

VII/  LA VIE DU CLUB

 

Ø Evelyne LAGREE nous a fait savoir en juin qu’une nouvelle adhérente de l’ATSCAF Rhône, Jenifer GUTIERREZ, jeune espagnole récemment établie en France, souhaitait recevoir les infos de la section cyclotouriste. Ca n’a pas traîné ! Dans la foulée, elle recevait les infos et samedi Jenifer roulait avec le club dans le Bugey comme vous avez pu le lire.

 

Ø Vous lirez en pièce jointe le compte-rendu de la dernière réunion du CODIR du club. Il date de juin et sa publication a été quelque pu compromise par les départs en vacances. Est-il d’ailleurs admissible de laisser partir en congé les responsables du club ? 

 

Ø Guidoline, la feuille mensuelle du CODEP, est envoyée en complément de ce numéro de la « Lettre » aux licenciés FFCT du club.

Bernard CHAREYRON