atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061

 

LA LETTRE n° 374

Lyon, le 28 Juin 2009

LES ATSCAFIENS AU SOMMET

I/ LE WEEK END MYTHIQUE DU CLUB A ARECHES

Christiane AUGAY, Yann BRIZAIS, Gilles BUCCHINI, Florian CABAJ, Gérard CARRAZ, Daniel CASTEAU, Viviane et Jean-Pierre CHECCACCI, Françoise CHENAIS, Jean-Claude DARTEVELLE, Pierre DUMAS, Michel FEYX, Françoise et Pierre FOUILLANT, Jean-Pierre FROBERT, Michel GIRARD, Bernard GONNON, Muriel et Christophe LABAUNE, Christiane et Gilbert LACHARME, Brigitte ARNAUD et Jean-François LAMURE, Evelyne LEFRANCOIS, Magali et Bruno MAILLOL, Yvette BLAISE et Rodolphe MALESKI, Sylvie MARINIER, Gérard MARTIN, Jean-Marc OVERBERGHE, Monique et Jean-Jacques PECH, Gilles PHILIPPON, Philippe ROURE, Odile et Alain SAVEY, Martine SILBERSTEIN, Joël TROMBETTA, Jean-Luc TRUCHEMOTTE et votre serviteur se sont retrouvés à Arèches, dans le Beaufortain ( Savoie).

Normal qu’il y ait autant de monde, c’était la sortie mythique du club ! Et comme chaque année la section rando pédestre de l’ATSCAF participait à cette initiative.

Nous sommes heureux de revoir Jean-Marc qui s’est exilé dans le Tarn mais est revenu pour l’occasion.

L’arrivée le vendredi soir se fait sous une pluie battante. Beurk ce n’est guère engageant ! Heureusement la pluie s’estompe en soirée. On essaye de ne pas trop penser à la météo du lendemain en nous installant dans le village de vacances Azuréva.

Très bien le gîte -comme tous ceux  sous cette enseigne d’ailleurs-  : propre, rationnel, vaste, nourriture copieuse,  bref un bon rapport qualité-prix.

Un seul bémol : la direction se sent obligée de nous arroser sous les décibels de la sono et de prendre le micro pour créer une convivialité artificielle alors que les groupes présents ont chacun leur propre mode de fonctionnement.

Ce détail mise à part, ainsi que le port du bracelet d’identification ( !!), nous avons notre réunion traditionnelle au cours de laquelle Magali, l’organisatrice du séjour, nous explique le déroulement du WE. Elle a une toute petite voix, Magali et Evelyne n’est donc pas de trop pour l’assister face à l’auditoire. 

Magali a eu droit à tous les compliments pour la manière efficace dont elle a préparé le WE. C’était plus que mérité.

Le lendemain matin, ouf ! il ne pleut pas. Le soleil semble même devoir se montrer.

Les randonneurs, bien moins nombreux que l’an passé, partent en balade de leur coté. Brigitte, Gilles B, Jean-Claude, Odile et Sylvie composent ainsi la petite troupe.

D’autres marcheurs se transforment aujourd’hui en cyclos. Il s’agit de Bernard G, Gérard C, Gilles P, Jean-François et Joël. Comme ils sont aussi vététistes et qu’ils ont une super forme ils n’auront aucune difficulté à briller sur les routes montagnardes. C’en est même presque injuste par rapport à nous autres pauvres cyclotouristes de base : nous nous entraînons toute l’année et avançons finalement moins bien que certains atscafiens qui ne viennent qu’une fois l’an.

Revenons à la ligne de départ. Les cyclos maintenant sont fébriles. Ils s’équipent, sortent leurs machines du local à ski, époussètent, graissent, gonflent les pneus. Gérard C gonfle d’ailleurs si fort son pneu qu’il fait éclater la chambre !

Muriel charge dans son véhicule les sacs des cyclos. Ces derniers pourront ainsi au sommet se protéger avec des vêtements chauds. Muriel qui est donc placée « en tête de course » est accompagnée par Viviane.

Christiane, elle,  se dévoue pour faire la voiture-balai.

Les véloces (Alain, Bernard G, Bruno, Florian, Gérard C, Gérard M, Michel G, Yann) partent les premiers. Ils ont un rude programme puisqu’ils doivent monter d’abord le col du Pré ( 1.703 m ) à partir d’Arêches qui se trouve à 1.032 m . Sur la carte ça n’a l’air de rien mais la route est étroite, toute en virages. Tracée à flanc de montagne elle est dépourvue de toute barrière ou parapet sur les côtés. Mieux vaut donc se concentrer sur la route que de regarder le paysage. Le conseil vaut d’ailleurs surtout pour la descente où il est impossible de lâcher les freins sans risquer un « tout droit » qui mènerait très rapidement au fond de la vallée. Ceux qui avaient grimpé ce col la veille (Christophe, Michel F, Gérard M et Jean-Marc) avaient raison : ce col est vraiment exigeant.

Pendant ce temps les autres cyclos partent en direction de Beaufort. C’est une descente très sensible qui les mène à ce joli bourg. Pas le temps de s’échauffer qu’il faut de suite entamer la montée pour le Col du Méraillet ( 1.605 m ).  C’est une ascension très régulière de 11 km . La route est en bon état, la circulation pas gênante, les points de vue sont nombreux et la forêt abrite du soleil qui maintenant est présent.  Chacun parviendra au col en pleine possession de ses moyens. Qui voit-on à cet endroit ? Votre serviteur qui est monté en Toyota (toujours ces genoux qui interdisent de pédaler !) et qui attend chacun des participants, les encourage et taille une petite bavette puisque tous s’arrêtent un moment pour souffler.

Tous ? Non ! En effet Françoise F et Pierre F, Yvette et Rodolphe ont profité de leur chauffeur du jour  pour se faire hisser jusqu’à ce col. Non sans avoir au passage, confortablement (?) installés dans la camionnette, encouragé avec force railleries les atscafiens à vélo qu’ils dépassaient.

Certes Pierre et Rodolphe auraient pu gravir ce col à la force de leurs mollets. Mais ils ne voulaient pas abandonner leurs fenottes. D’autant que pour elles c’était une première. Il s’agit de la deuxième sortie d’Yvette sur un vélo de route après le WE familial à Fournols. Quant à Françoise qui est une fidèle des sorties du club c’est la première fois qu’elle va grimper un grand col.

Quel grand col ? Eh bien celui qui suit le Méraillet. En effet à partir de ce col tous les atscafiens sont maintenant invités à gravir le juge de paix du jour : le Cormet de Roselend ( 1.968 m ). Ce n’est pas un 2.000 m mais il est très beau. La route longe d’abord le lac de retenue du Roselend. Son niveau est assez bas mais sa couleur verte magnifique avec les cimes avoisinantes, les prés, les forêts et les rochers qui se reflètent à sa surface. Rodolphe raconte qu’il se souvient du vieux village de Roselend où il a même pris un café et qui a été englouti (pas le café ni Rodolphe mais le village) lors de la construction du barrage en 1961. La belle chapelle sur les bords du lac n’est que la reconstitution de celle du village disparu.

Après 2 km de plat voire de descente la route passe un pont et c’est reparti pour 6 km de grimpette. On a le regard attiré là-haut devant nous par le passage de la route entre les rochers. La vue sur le lac et les alpages constellés de vaches  tarines est magnifique. Les cyclos affrontent deux longues lignes droites, un zig et un zag puis le profil s’adoucit et l’arrivée au col s’effectue avec un petit 5% bien reposant après ce qui a été vécu auparavant.

Les arrivées au sommet du Cormet s’échelonnent sur deux heures entre les premiers (Christophe L et Jean-Jacques) et les véloces qui ont affronté le col du Pré en supplément. Ces derniers, vu l’état de la route, sont allés lentement en descente et c’est mieux ainsi. Ils ont aussi connu une crevaison.

Yvette a marché ce qui assez normal compte tenu de son tout petit entraînement. Elle était également handicapée par une entorse à la cheville peu compatible avec la pratique du vélo.

Françoise est parvenue à grimper sans problème ce col à son allure. Elle aurait pu faire plus. Félicitations. Félicitations aussi à Monique qui n’avait pas osé l’an dernier se lancer à l’assaut de l’Iseran et qui montre qu’elle est à l’aise en montagne.

Chacun est fier de ce qu’il a accompli et qui couronne un semestre de pratique cyclo. Cela donne confiance en soi de s’apercevoir qu’on peut conquérir un grand col alpin.

Seul votre serviteur cache sa déception de n’avoir pu rouler en empruntant le vélo de Pierre D et en faisant semblant de franchir lui aussi le col. Et dire que c’était lui qui depuis plusieurs années proposait cet objectif de fin de semestre car le paysage lui paraissait très beau. 

Les appareils photo crépitent devant les atscafiens enfin réunis devant le panneau sommital. Dommage que tous n’aient pas revêtu leur tenue rouge officielle, l’effet esthétique est un peu moins réussi que les années antérieures à l’Iseran, au Galibier ou à l‘Izoard. Songez-y à l’avenir !

Mais le ciel se couvre. Il fait maintenant franchement froid au sommet. Il est impossible d’y pique-niquer. Tout le monde descend donc au barrage de Roselend. C’est une nouvelle fois l’occasion de contempler le paysage. Nous trouvons en bordure du lac une zone propice à notre repas. Les malheureux vacanciers qui s’étaient installés à cet endroit pensant y trouver le calme absolu voient avec effroi débarquer une tribu de cyclos survoltés par ce qu’ils ont vécu ce matin. Le repas tiré du sac ou plutôt du Toyota a été préparé par Azuréva. Il est ma foi le bienvenu après les efforts consentis. Il règne maintenant à cette altitude une température idéale favorisant le repos. 

Comme le village le repas est englouti et c’est le retour. Oui mais il faut passer le col du Pré. Il est plus facile de ce côté qu’en partant d’Arèches. Il n’est pas très long avec 2 ou 3 km de montée. Mais celle-ci est très rude. Bernard et ses accompagnatrices de l’après midi -Yvette et Françoise- contemplent à partir de la camionnette le long ruban des cyclos qui s’égrènent tout au long des lacets au milieu des alpages. Ca ahane dur ! Personne n’a la force de répondre quand le Toyota double et encourage les forçats de la route. Mais le col est vite là. Ne reste plus que la descente sur Arèches dont il a déjà été traitée plus haut. Les cyclos ne regardent pas trop le paysage magnifique pour se concentrer sur la route étroite qui saute et qui vire. En Toyota c’est carrément le trouillomètre à zéro. Le conducteur souffre du vertige et la route est si étroite que croiser une auto est généralement impossible. Et le vide qui vous appelle sans qu’une barrière même symbolique ou un petit parapet de 20 cm ne vienne vous rassurer ! Enfin vaille que vaille on arrive à Arêches.

Pour certains ce n’est pas suffisant. Ils veulent du rab’ ! Alain, Bruno, Florian, Magali, Michel G, Yann décident donc d’aller conquérir le col du Joly à 1.989 m . Malheureusement suite à une erreur d’aiguillage dans les petites routes de montagne seuls les époux Maillol parviendront au but. Ce qui fera pour Bruno plus de 100 km de montagne aujourd’hui. Magali a gravi 2.900m de dénivelée ce jour !

Puis c’est quartier libre pour la fin de l’après midi. Chacun se repose comme il le souhaite. Le bar accueille du monde ! Le soir après le repas, tous se retrouvent en terrasse pour déterminer comme chaque année le programme de l’année suivante. Magali et Evelyne animent la séance.

Les propositions de sorties mythiques affluent. Il est proposé de voter sur chacune d’elles. Comme les voix s’éparpillent sur toutes les destinations celle qui recueille le plus de voix se trouve être la « Montagne de Lure ».  Comme le caractère mythique ne saute pas aux yeux, il y a surprise puis débat sur les modalités du vote. Ca discute, ça s’échauffe et ca s’énerve même un peu. Comme il n’est pas question de changer les règles du jeu en cours de partie on reste sur ce qui a été voté alors qu’un second scrutin était demandé.

Le Comité Directeur du club cyclo aura donc à se pencher sur cette crise de croissance et fixera les règles pour la prochaine fois.

En attendant nous mettrons tout en œuvre pour que la Montagne de Lure soit une sortie réussie dont on se souviendra. Certes c’est loin et peu mythique mais le paysage méridional est beau et la « petite sœur du Ventoux » a accueilli une étape du Paris-Nice en mars. On en reparlera.

 Dimanche matin, la tension retombée,  les atscafiens se retrouvent après avoir libéré les chambres et pris leur petit déjeuner. Il s’agit de faire une marche en montagne comme chaque année avec les randonneurs. Ces derniers ont préparé un circuit de 17 km avec 600 m de dénivelée.

Certains rentrent à Lyon mais la grande majorité des atscafiens se lance dans l’aventure. Personne ne le regrettera. Après avoir laissé les voitures au lac de saint Guérin dans un écrin de montagnes, la troupe grimpe et atteint le col de la Louze ( 2.119 m ). C’est tout bonnement magnifique. Nous admirons d’un côté le Mont Blanc qui étincelle sous le soleil et de l’autre le massif de la Vanoise. La Pierra Menta, le sommet mythique du coin, apparaît par moment en fonction des jeux d’ombres et de soleil. Elle ressemble à une dent géante et  déchaussée.

La balade se poursuit jusqu’au lac de la Tempête. C ’est le but de la balade et nous déjeunerons au bord de ce superbe lac d’altitude. Le repas se conclue par la distribution rituelle du schrob, la boisson antillaise que Christiane A. nous a fait connaître. Martine fait de la concurrence avec son alcool d’abricot. Naturellement les 2 bouteilles sont vidées consciencieusement.

Un bon moment est ensuite consacré à la sieste au soleil sur les rochers. Les randonneurs costauds partent explorer deux autres petits lacs. Les autres entament la descente. Les genoux sont sacrément sollicités. Heureusement qu’existent les bâtons de marche ! La météo avait annoncé des orages mais le beau temps se maintient ce qui est bien agréable. La pluie de vendredi soir a cependant laissé des traces puisqu’il y a 2 passages boueux où nous nous emmargaillons (1) joyeusement.

En bas les promeneurs qui se sont tous attendus au barrage de Saint Guérin se dirigent versla terrasse d’un petit bar où nous contemplons la montagne une dernière fois. S’ensuivent d’émouvantes séparations.

C’est sûr, c’est trop bien, nous reviendrons à la sortie mythique de l’an prochain !

Voici les références des albums des photos prises respectivement par Christiane AUGAY et Gérard CARRAZ, Bruno MAILLOL puis Michel GIRARD de ce  week end à Arêches.

http://picasaweb.google.com/gerardcarraz/20090628WEMythiqueAreches#

http://picasaweb.google.com/bruno.maillol/SortieMythique2009CormetDeRoselend?feat=directlink
http://picasaweb.google.fr/milucgir/ArechesBeaufort2728Juin2009?authkey=Gv1sRgCN7dwrLGn9ecqwE&feat=directlink

Des dizaines d’autres photos ont été prises, en particulier par Christophe LABAUNE, Jean-Marc OVERBERGHE. Elles ont été envoyées à Philippe DESIRE pour qu’il les intégre sur le site du club.

Le glossaire lyonnais-français

(1)   Emmargailler. V.tr et pr :  Embourber, enliser, salir de boue.

II/ L’ARDECHOISE

Du mercredi 17 juin avec « l’Ardèche Verte » (nouveauté !) jusqu’au samedi 20 avait lieu l’Ardéchoise. Un certain nombre d’atscafiens y ont participé et nous ont livré leur récits. Ils sont tous enchantés voire enthousiastes, ce qui peut donner des idées pour le club l’année prochaine.

Ø Voilà le récit de Serge LODIER :

« J'ai participé à l'Ardéchoise : c'était ma 1ère participation et j'ai opté pour le parcours du "Doux" de 66 km , d'autant que j'étais de bringue le soir. Comme on me l'avait raconté, c'est une expérience super sympa : dans chaque village traversé, orchestre, animations, ravitaillement, ... et comme j'avais le temps, je me suis arrêté souvent et j'ai absorbé  plus de calories que j'en ai dépensées !!! Il y avait  un fort vent mais ça n'a pas trop perturbé le parcours. J'ai été étonné par le nombre important d'incidents techniques tout au long du parcours : crevaisons, câbles cassés et autres casses. Heureusement, il y a des points de dépannage qui interviennent rapidement et avec beaucoup de gentillesse. J'ai moi même eu un problème de passage de vitesse qui a été réglé pas ces spécialistes en haut du 1er col du Buisson. Le retour par le col du Buisson est beaucoup plus difficile que l'aller. On parle beaucoup du passage à 15%, mais, en fait, il est très court. Tout le reste de la montée est difficile. Heureusement je n'avais fait que 50 km et j'ai pu le monter sans m'arrêter. L'année prochaine je souhaite soit faire le circuit de 120 km le samedi, soit un circuit plus long en 2 ou 3 jours. Mais de toute façon, j'ai envie de revenir car c'est une expérience inoubliable. Il faudra surtout que j'apprenne d'ici là à réparer les principales pannes pour être plus autonome et plus rassuré. »

Ø Jean-Luc TRUCHEMOTTE nous a aussi envoyé ses sensations :

« Je me suis inscrit sur l'Ardèche Verte, le parcours de 98 km . J'en ai fait 110 avec les aller/retours pour l'inscription, le retrait du dossard etc... et un petit échauffement avant de partir. Parcours magnifique au départ de Saint Félicien direction Vaudevent et déjà un ravitaillement. Pour l'Ardèche Verte nous étions théoriquement en pleine autonomie. Mais lorsqu'on voit le 1er ravitaillement quelle surprise !! Retour sur le parcours vers Satillieu et Saint Alban d'Ay, enfin Chaponnay et un autre ravitaillement. A chaque entrée de village des ballons jaunes et verts, des gens qui nous encouragent et en plus un beau temps. Après Annonay nous partons pour Villevocance et Vanosc ou nous sommes reçus comme des ministres par le maire et son adjoint. Et là encore une table magnifique de viennoiseries, boissons...Mais il faut reprendre notre chemin pour attaquer le col de Chamousse 1.235 m sur 13 km . Chaque km est  indiqué en jaune sur la route. Parfois ça mine le moral. Une petite descente  sur Saint Julien Molhesabate et le col de Sapet 1.087 m . Un petit moment  de repos mais cela monte toujours - enfin  pour moi- et arrive  le col de Baraques 1.074 m . Dans la foulée le col de Rouvey 1.244 m . Une portion plus calme pour arriver à Lalouvesc où nous nous arrêtons pour reprendre des forces avant d'attaquer la grande descente  sur Saint Félicien où je me régale. Une bonne journée et content d'avoir terminé cette épreuve que j'espère pouvoir renouveler l'année prochaine. Une très bonne organisation, un parcours bien fléché et des gens sympathiques tout au long du parcours. Ah !! au fait j'ai vu  Raymond sur le parcours. »

Ø C’est maintenant Raymond CHATENAY qui nous raconte son Ardéchoise :

« Parti sur le petit circuit de l’Ardéchoise verte ( 98 km et 1.535 m de dénivelé) le mercredi j’ai rencontré Jean-Luc à 2 ravitaillements. Accueil fantastique des Ardéchois sur ce parcours y compris applaudissements dans plusieurs villages ! Il faut y être pour y croire. Quelle fête !

Puis 3 jours sur « Le Tanargue » : 371 km et 7.260 m de dénivelé.

On s’est loupé le mercredi soir avec Alain et Florian car j’étais dans un hôtel à Rochepaule à 30 km mais à 35 minutes de route.  J’ai par contre fait la connaissance de Jean Claude Jacquet-Francillon qui m’a identifié grâce à mon cuissard Atscaf.

Quel événement fantastique que cette Ardéchoise ! Jamais vu une ambiance comme celle-là !

Pas trop souffert dans l’ensemble malgré une forte chaleur les 2 premiers jours, un orage genre Bugey le jeudi soir, un temps d’hiver le vendredi soir et samedi matin à Les Estables ( 1.400 m d’altitude) où le gérant du gîte a dû allumer un feu de cheminée.

Et puis que dire du samedi où 13000 cyclistes se retrouvent sur le tronçon commun fermé à la circulation et surveillé par la gendarmerie, encouragés par des petits orchestres ou chorales locales à chaque virage du col du Buisson.

Et que dire des gros costauds qu’on entend fondre sur soi dans le bruit particulier d’un pédalage puissant en rythme ; ça aussi c’est impressionnant.

Quelle kermesse inoubliable !

J’ai encore loupé Florian et Alain le samedi après-midi pour cause de batterie à plat. »

Ø Florian CABAJ n’est pas en reste :

« Superbe Ardéchoise. On a bien profité des 4 jours. La pluie nous a épargné la grosse chaleur, on a même eu un peu frais hier matin ( 4°C au départ de la Croix de Bauzon), mais le vent a chassé les nuages et le soleil a été de la partie très rapidement. On s'est fait plaisir pendant 4 jours à rouler tous les 5 (Alain, Valexnico, Ard_, Christophe et moi). On a même retrouvé Nainvert qui a fini son parcours, sa première Ardéchoise.

L’Ardèche Verte a été une vraie réussite, avec un ravito tous les 5 km (je n'exagère pas) durant notre passage dans la Drôme. Ce jour-là, on n'a malheureusement pas pu s'arrêter partout pour faire plaisir aux bénévoles. Les trois jours suivants ont été bien agréables également avec des paysages magnifiques et une belle ambiance dans les villages traversés. Un léger bémol pour le samedi où vu notre heure de passage (c'est l'inconvénient des grands parcours), notamment au col du Buisson et à l'arrivée, tout était en train d'être démonté. Cela nous laisse une impression bizarre d'être un peu à l'écart de la fête ce jour-là. Je pense bien refaire un parcours en plusieurs jours l'an prochain... »

Ø Passons maintenant au récit de Jean-Claude JACQUET-FRANCILLON.

« Cette année, nous nous sommes lancés (Gérard CHAVANNE et moi) sur la « Châtaigne Ardéchoise »  en 3 jours avec 21 cols et 365 km , parcours moins ambitieux que certains Atscafiens, mais un sacré défi pour Gérard qui ne roule pas autant que les retraités. Il s’en est très bien tiré.

Cette année outre la nouveauté du parcours qui nous a permis de retrouver des routes connues autour de Privas, le changement des conditions météo sur les 3 jours a été aussi une nouveauté. Partis par grand beau temps le jeudi matin, nous avons gravi les premiers cols sous une forte chaleur, traversant des villages toujours aussi mobilisés pour nous accueillir. Ainsi à Gilhoc nous avons dû signer des autographes ( eh oui ! ! !) pour tous les enfants de l’école du village déguisés en indiens tandis que les bénévoles également déguisés en fruits nous ont fait profiter de leur production : les cerises étaient distribuées à profusion.

Après une pause déjeuner à Vernoux ( en Ardèche on trouve des repas tout compris pour 11 € ) nous avons été rafraîchis par la pluie pendant quelques kilomètres avant de retrouver un temps plus propice à la pratique du vélo. A Saint Pierreville le maire à la tête d’une forte escorte de bénévoles nous a fait goûter les spécialités locales autour de la châtaigne confiture et bière. Nous logions pas très loin ce qui nous a permis de déguster tous ses produits sans crainte.

Le gîte «  la Célina  » à Saint Etienne du Serre accueillait une vingtaine de cyclos et si l’on ne le classera pas en 4 étoiles, nous y avons passé une bonne nuit. Les 130 km accomplis, les 8 cols franchis pour cette première journée ont largement contribué à nous faire dormir sans peine.

Le second jour le beau temps était au rendez vous au départ, quelques nuages ont été présents dans la journée, mais pas de pluie par contre le vent du nord a commencé à se lever pour ne plus nous quitter jusqu’à Saint Félicien.

Cette seconde étape, moins longue 100 km avec seulement 5 cols nous a ramenés quelques années en arrière. Nous avons en effet retrouvé des routes que l’on empruntait les soirs d’été au début des années 2000 : Col de La Fayolle , col du Bénat …la traversée de Privas en passant devant l’Hôtel des Finances repeint à neuf nous a fait remonter beaucoup de bons souvenirs …(Jean-Claude a occupé un poste important aux Impôts en Ardèche NDLR).

Là encore l’accueil dans les différents villages milite pour que l’on revienne régulièrement sillonner ce beau département. A Lussas les villageois rendaient hommage au 7ème art déguisés pour la noce de Jean de Florette. Nous avons fait étape dans le village où nous avons mangé pour 10 € : 2 entrées – viande une sérieuse cuisse de poulet avec haricots verts – plateau de fromage – dessert, une bouteille de merlot pour 2 et café qui dit mieux ???

Après ce repas réparateur il ne nous restait qu’une trentaine de 30 km pour rejoindre notre chambre d’hôtes à Antraigues sur Volane. Là après une sévère grimpette de 300 mètres ( nous avions été prévenus de la difficulté d’accès ) nous avons découvert un havre de paix au milieu des châtaigniers : « l’Angelot ». L’accueil, la beauté des chambres, la qualité du repas,  la présence d’une piscine avec eau à 26 ° méritent une excellente note. Le couple de hollandais qui tient cette maison d’hôte est fort sympathique et les 5 cyclos qui ont bénéficié de cet hébergement en sont repartis enchantés se promettant d’y revenir pour certains avec leurs épouses.

J’indique l’adresse mel, mais ne comptez pas y séjourner cet été, tout est déjà réservé. Mais en septembre et octobre pourquoi pas ? Voilà pour les amateurs : www.langelot.com.

Le 3ème jour le vent du Nord ne nous a pas abandonnés et dès le premier col, Ayzac franchi tôt le matin, nous avons dû lutter contre lui.

Au sommet de La Barricaude , puis au Gerbier la température avoisinait les 8 °. C’est à partir du Gerbier que nous avons commencé à retrouver un important trafic. Outre les premiers cyclos (plutôt des avions) qui avaient quitté Saint Félicien le matin les différents itinéraires sur 2 et 3 jours se regroupent tous ici ou au bas du col à Saint Martial où j’ai rencontré un autre membre du club étonné de trouver un cyclo revêtu de la tenue du club qu’il ne connaissait pas ! ! ! Notre route s’est croisée ici puis à l’arrivée. (Il s’agit de Raymond CHATENAY NDLR).

Cette dernière journée qui comptait 135 km et à nouveau 8 cols, s’est bien déroulée même si le vent était un invité que l’on aurait aimé ne pas trouver.

Que dire de l’ambiance, de l’organisation, du mérite de tous ces bénévoles sinon que c’est toujours aussi formidable et que les progrès dans l’organisation sont encore plus sensibles d’une année sur l’autre. Serge LODIER qui venait pour la première fois sur le circuit du Doux m’a dit qu’il trouvait tout cela formidable.

Ma 13ème participation de suite me laisse à nouveau très enthousiaste. J’y reviendrai en 2010 si rien ne vient empêcher cet objectif. 

Pour finir sachez qu’en 2011 l’Ardéchoise fêtera sa 20ième édition. Je pense que les organisateurs lui donneront un certain lustre. Je suggère que l’ATSCAF en fasse sa sortie mythique. Enlever le trophée du club comptant le plus d’engagés  pour cette édition serait un sacré défi  pour un club qui débute dans l’organisation d’une cyclo ! ! !

Je vous soumets l’idée. Vive l’Ardéchoise ! »


III/ SAMEDI PROCHAIN AVEC LE CLUB

Samedi 4 JUILLET 2009

Gare SNCF de SAINT QUENTIN - FALLAVIER (38)

RV à 7H 45 pour un départ à 8H

Comment y aller ? Venir de Lyon par l’A43, l’autoroute de Chambéry. Au bout de 19 km prendre la sortie n°5. Continuer sur la D 311 (boulevard de la Tharabie ) sur 1,5 km . Au rond-point prendre la D 75 sur 1 km . Au carrefour de la Madone , prendre à gauche la rue de la Scierie. La gare est en vue.

Note pratique : On se donne RV sur le parc de stationnement de la gare SNCF.  

IV/  LES POTINS DU PELOTON

Ø Pour répondre à la question qui était posée dans la « Lettre » n° 373, Serge LODIER nous fait savoir qu’il était également présent avec son amie Brigitte au « Rallye des Chats ». Ils ont effectué respectivement les parcours du 70 km et du 50 km . Mais Brigitte qui n’a pas le temps de rouler a peu de km dans les jambes. Elle a donc trouvé le circuit difficile.

Un conseil car elle paraît se décourager : Plutôt que de s’inscrire sur ce type de rallye il faudrait mieux commencer pas faire du plat puis allonger progressivement les distances. C’est après qu’on pourra songer à s’essayer aux bosses. 

Ø Cela ne vous étonnera pas : Yann BRIZAIS a fait du vélo le week-end du 20 et 21 juin. Le samedi il est parti chez ses parents à Saint-Jean de Sixt. Belle journée, température idéale. Il emprunte une bonne partie du parcours de Lyon Mont Blanc, en rajoutant un col qui se trouve pas loin du parcours officiel. Bilan du samedi : 196,45 km .

Le retour du dimanche s’effectue avec un vent défavorable. A cause de cela il met le même temps qu’à l’aller avec 800 m de dénivelée de moins. Bilan du dimanche : 195 km .

Ø Le lundi 22 juin en soirée votre serviteur a été récompensé, dans la catégorie des dirigeants bénévoles, par un diplôme, celui des Rhône d’Or, attribué par le Conseil Général. Trois autres présidents de club cyclotouristes ont également été honorés. Yves DUBOST, Evelyne LEFRANCOIS, Jean-Jacques et Monique PECH ont participé à la cérémonie qui a eu lieu à l’Hôtel du Département. 

Ø Jean-Claude JACQUET-FRANCILLON a grimpé le Ventoux. Il approche de ses 5.000 km depuis le début de l’année.

Ø Vous allez être déçus d’apprendre cela mais Florian  CABAJ n’est pas doué du don d’ubiquité. Il n’a pas été le même jour à l’Ardéchoise ET à la sortie club de Givors comme le laissait entendre la lecture de la « Lettre » de la semaine dernière ! Il ne souffre pas non plus d’un dédoublement de la personnalité. Bref c’est encore une erreur de votre serviteur ! Florian n’était pas à Givors.

V/  LA VIE DU CLUB

Ø La tombola de l’ATSCAF Rhône a été tirée. Seul un cyclotouriste a décroché un lot. Il s’agit de Jacques DELMAS qui a gagné une clé USB *. (*Il parait qu’on peut dire une mémorette. )

Ø  Le Voyage Itinérant du club aura lieu les 4, 5 et 6 septembre en Haute-Loire et Ardèche. Inscrivez-vous vite avant le 14 juillet. Iil n’y a que 15 places. Envoyez votre chèque de réservation de 30€ établi au nom de « l’ATSCAF cyclotourisme Rhône » à Evelyne LEFRANCOIS, SIE Lyon Sud, 165 rue Garibaldi  69003 Lyon.

Bernard CHAREYRON