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atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061 LA LETTRE n°
238 Lyon,
le 24 septembre 2006 40 % DE NOUVEAUX ! I/
SAMEDI DERNIER Il pleuvait samedi matin
lorsque les cyclos se sont levés et ont mis le nez à la fenêtre. Très
logiquement ils se sont donc recouchés, respectant ainsi à la lettre les
consignes internes au club. A savoir, s’il pleut une heure avant le départ la
sortie est considérée comme annulée. On peut certes s’y rendre mais sans
garantie de trouver quelqu’un. Et portant samedi la météo a souri à ceux qui
avaient fait malgré tout le déplacement
à Collonges. En effet elle a cessé de tomber (à Lyon en tout cas) à 7H et les
heureux veinards n’ont pas rencontré une goutte durant toute la balade. Bien sûr ils n’étaient pas
nombreux et la liste n’est pas longue à dresser : Raymond CHATENAY, Pierre
GALLAND, Evelyne LEFRANCOIS, Bruno MAILLOL et votre serviteur. Les nouveaux ont failli être
majoritaires ! Bruno a fait son apparition la semaine dernière. Il est
très fort. Cela se voit en côte. Mais accepte volontiers de rouler avec ceux
qui ne sont pas à son niveau. Il est vraiment très ouvert. Raymond est lui aussi bien
sympathique. Il a 65 ans, est sportif -cela se voit- pratique la natation et
redécouvre le vélo après 10 ans d’interruption. La « Lettre » n° 237
indiquait qu’il viendrait sans doute à la sortie de Collonges. Il a tenu parole
et est venu en voisin puisqu’habitant Poleymieux. Il n’a pas semblé souffrir de
la balade. Mais s’agissant d’un sage il n’a pas voulu tenter le diable en
grimpant le Mont Verdun et a donc abrégé la sortie sur la fin. Quant à la présence de Pierre,
elle nous étonne car il vient de se faire opérer du genou il y a 15 jours. Il a
bien supporté cette intervention et se remet au vélo sans appréhension !
Il a l’air bien repapilloté (1). Nous démarrons la balade alors que les services du Conseil Général
préparent les quais de Saône pour l’initiative du lendemain intitulée
« Roue Libre » et destinée au vélo grand public. Nous remontons la rive droite jusqu’au pont de Collonges que nous
traversons. Rive gauche maintenant. Là nous empruntons la nouvelle piste
cyclable, bien sécurisée qui permet de longer la rivière, de profiter de son
spectacle, tout en étant à l’abri des autos. La piste, où nous taillons la
bavette tranquillement, nous conduit presque à l’entrée de Neuville. Nous
bifurquons à Fleurieux où des petites voies nous font rejoindre la montée sur
le plateau de la Dombes en évitant le centre-ville de Neuville. C’est la
première ascension de la matinée. Raymond l’appréhende mais la grimpe à la même
allure que les autres. Ses craintes s’envolent, il a bien sa place dans le club
qui n’est pas un club de coursiers ! Maintenant la D1 doit nous permettre de filer vers le Nord. En
théorie du moins car elle est barrée par des travaux quand elle passe sous
l’autoroute. Le peloton décide de contourner l’obstacle et se lance sur un
chemin de terre, parfois boueux, pendant 1 km.
Finalement nous passons ! Nous savourons le bitume retrouvé en
traversant Civrieux en Dombes, Saint Jean de Thurigneux et Rancé. Il n’y a pas
trop de circulation, c’est bien ! Bernard qui veut jouer au guide, promet
de faire passer le groupe devant le château de Juis. Mais il suit les pancartes
au lieu de regarder sa carte et nous nous retrouvons directement… à Ars. Là,
dans le bourg du patron de tous les curés du monde, les regards se tournent
vers la basilique devant laquelle nous passons. D’aucuns trouvent que l’œuvre
ressemble à Fourvière. Pas étonnant les deux basiliques ont le même architecte,
le lyonnais Pierre Marie Bossan. D’autres estiment le bâtiment disparate. Pas
étonnant, les habitants n’ont pas voulu que leur ancienne église soit détruite.
Elle est donc intégrée dans le nouvel édifice. Les routes menant à Trévoux sont maintenant de vrais billards.
Sauf que nous les quittons pour passer par Saint Didier de Formans que nous
avions toujours contourné dans le passé. Au cœur du village une méchante petite
côte nous surprend. On la prend trop vite en la croyant courte et elle nous
casse les pattes et fait battre le cœur. Nous reprenons notre souffle au sommet
et nous nous laissons descendre sur Trévoux. Là aussi nous passons par le
centre-ville qui est occupé par le marché. La rue menant aux quais est en sens
interdit. Nous l’empruntons néanmoins mi à pied, mi doucement sur le vélo. Elle
nous permet de découvrir quelques
vieilles maisons de cette belle cité historique. Inédit : nous
franchissons la passerelle qui est interdite à la circulation. De là nous
pouvons à loisir admirer la ville adossée à la Dombes ainsi que la Saône, large
et paisible, sillonnée par des flottilles de canards. En face, de toutes petites
routes plates et parfois sinueuses entre les champs de maïs, nous attendent
dans la plaine de Quincieux. Au hameau de Chapelle, rue de la chapelle, nous
sommes très surpris de découvrir…une chapelle. Nous décidons de faire un petit
crochet pour visiter le tata sénégalais. Cette nécropole nationale dont les
murs ocres tranchent au milieu des vergers de Chasselay abrite les restes des
tirailleurs sénégalais massacrés d’horrible façon par les troupes allemandes
les 19 et 20 juin 1940 alors qu’ils défendaient seuls l’entrée de Lyon. Hasard
du calendrier, cette brève visite coïncidence avec la sortie du film
« Indigènes ». De retour aux Chères, le trajet file maintenant vers Morancé puis
rejoint Chazay d’Azergues. Ce village comporte des vestiges dont la porte du
Baboin -(que votre serviteur, l’ignare,
cherchait à Morancé ! )- et la « tour tronquée ». C’est
devant cette dernière que nous demandons notre chemin pour rejoindre Marcilly.
Et en suivant les indications données nous nous retrouvons…sur le chemin que
nous avions pris à l’aller. Un enseignement qui décidément se confirme
régulièrement : il vaut mieux lire attentivement sa carte que de demander sa
route ! Bref nous sommes obligés d’emprunter une portion de RN6 pour
récupérer notre circuit. Là vous connaissez la route qui est souvent empruntée
par les rallyes cyclos du coin : Chasselay, Saint Germain au Mont d’Or et
Curis. A Curis nous saluons Raymond qui décide de ne pas grimper au Mont Thou
et qui rentre directement chez lui. Il a bien raison car même s’il a bien roulé
la fatigue commence à se faire sentir à 70 km. Le quatuor grimpe alors à Poleymieux et au col de la Croix de
Presle, c’est à dire au col séparant le Mont Thou du Mont Verdun. La côte est
difficile surtout dans le centre de Poleymieux. Evelyne est scotchée à la
route. Bruno lui s’envole. Pierre, prudemment, gère son genou privé de ménisque
en moulinant. On souffle un bon moment au sommet. Puis c’est la poursuite de la
balade sur la route des Monts d’Or qui
traverse un paysage préservé tout en surplombant l’agglomération lyonnaise et
sa banlieue chic du nord-ouest. Personne n’a envie de monter au Mont Thou. Nous
poursuivons donc par une route dont le revêtement est en piteux état et qui
nous mène au Mont Cindre. Puisque la balade est placée sous le signe du
pèlerinage après Ars, votre serviteur raconte l’histoire de l’ermitage du Mont
Cindre dont le dernier occupant, au XX,° siècle décorera sa chapelle dans le
style « facteur Cheval ». La descente sur Saint Cyr
est constellée de belles villas et offre de trop rapides vues sur la Saône. A
Saint Cyr, virage sur l’aile pour rejoindre Collonges. Votre serviteur qui se
piquait de connaître le coin est complètement désemparé par les chamboulements
qui ont affecté la région depuis sa jeunesse. Les hauts murs de pierres dorées
cernant les parcs privés et les vastes propriétés sont tombés et ouvrent les
perspectives. De nouvelles voies sont tracées et les maisons individuelles ont
poussé comme des champignons. Passons sur la nostalgie et laissons nous
descendre jusque devant le restaurant du Paul Bocuse devant lequel nous sommes
garés. Nous n’osons cependant pas y entrer avec notre tenue (et notre
transpiration ) pour y boire la bière traditionnelle à l’issue de cette sympathique balade où nous avons eu plaisir à
rouler ensemble et à mieux nous connaître. Un seul regret : celui que la météo incertaine du matin ait
privé les copains du plaisir de cette balade ! Le compteur indique que nous avons accompli 83 km et avalé 856 m
de dénivelée. Le glossaire lyonnais-français (1) Repapilloté (adj.)
: Rétabli, guéri, requinqué. On dit aussi rapapilloté mais c’est une faute
de lyonnais ! II/ SAMEDI PROCHAIN La sortie du club la semaine
prochaine est intégrée dans le Rallye du Beaujolais du dimanche 1° octobre. Cependant une initiative est
néanmoins possible le samedi. En effet Daniel CASTEAU et sa femme Cathy
viennent passer le week-end chez Bernard et Evelyne. Les deux amis ont
l’intention de grimper le Grand Colombier. Histoire de le comparer avec
le Ventoux, terrain de jeu favori de Daniel. Ce serait bien plus sympathique
si cette ascension se faisait avec tous ceux et celles qui ont envie de
découvrir (ou redécouvrir) cette difficulté notoire. Certains ont déjà fait
savoir qu’ils viendraient. Merci à tous ceux qui sont d’accord pour cette
initiative cyclo-amicale de répondre par retour de mel Choisissez à l’avance la face
par laquelle vous escaladerez le Grand Colombier. En effet si nous sommes
suffisamment nombreux nous ferons des circuits de difficulté différente. Pour faire votre choix allez
sur le site officiel de la Confrérie des « Fêlés du Grand
Colombier ». http://perso.orange.fr/feles.du.colombier. On
peut également y avoir accès par : http://www.cyclos-cyclotes.org/col_colombier.html.
Tiens donc cette confrérie est affiliée à la FFCT ! Samedi 30 septembre 2006 Montée du Grand Colombier RV à 9H 30 à Yenne (73) Comment y aller ? Yenne est situé au bord du Rhône sur la RN 504
avant de franchir le tunnel du Chat pour atteindre le lac du Bourget. Prendre
l’A43. Sortir à Aoste. Il suffit de faire 21km sur la RN 504 pour arriver à
notre lieu de RV. On se garera à l ‘entrée de la ville, le plus près possible du
pont qui franchit le Rhône. III/ DIMANCHE PROCHAIN La sortie officielle du club est repoussée au dimanche, le 1°
octobre, pour permettre au plus grand nombre d’atscafiens de participer
au Rallye du Beaujolais (sa 55° édition), à ses beaux circuits, à son
ambiance si particulière et à la magnifique organisation du club FFCT du CT
Caladois. Départ le dimanche à 8H par la traditionnelle Rue Nat’ à
Villefranche s/Saône. Inscription place de la Libération. Attention il y a beaucoup de
monde. Il faut donc s’y prendre suffisamment tôt. Les atscafiens, après
s’être inscrits, se donnent RV à 7H 45 pour partir
ensemble. Avec la tenue rouge ce sera plus facile de se retrouver dans la
foule. Trois parcours sont prévus : 49 km avec 700 m de
dénivelée. 76 km avec 900 m de dénivelée et 83 km avec 1.100 m de dénivelée L’arrivée se fait au château de Talancé où une dégustation de
Beaujolais est prévue ainsi qu’un mâchon beaujolais. Il y a sur place un parc à
vélo surveillé et gratuit. Il n’y a plus ensuite qu’à se laisser glisser à
Villefranche en faisant encore 7,5 km sur le vélo (ou à côté, hips ! ) Tarif : 7,5 €, réduit
à 5,5 € pour les licenciés FFCT. Gratuit pour les moins de 18 ans. Daniel CASTEAU participera également à cette sortie ! Pour ceux qui veulent marcher, une randonnée pédestre guidée de 2H
est prévue. Départ à 9H au château de Talancé. Coût 3€. IV/ LES POTINS DU
PELOTON Ø Chrystel BERTRAND, Yann BRIZAIS
et Florian CABAJ,
les inséparables, ont effectué une sortie samedi dernier à l’Alpe d’Huez. Ils
ont même gravi un col voisin, le col de Sarenne (1.999 mètres !). Yann a
pourtant trouvé la force de participer en soirée à la réunion du Comité
Directeur du club à Jonage. Il nous a dit ne pas avoir trouvé cette ascension
si dure que cela à part le premier km. S’il le dit ! Nous attendons le compte-rendu de cette
sortie. Ø Bruno JACQUET nous a apporté des précisions
intéressantes sur la sortie de samedi dernier à Taluyers. Le rédacteur aurait
bien aimé les intégrer dans la « Lettre » mais cette dernière partait
à ses destinataires quand le mel de Bruno arrivait. Désolé Bruno, que cela ne
te décourage pas pour l’avenir ! Ø Martine SILBERSTEIN a participé à la Concentration
Nationale en honneur de Vélocio au Col de Pavezin. Cette initiative est
organisée par le CODEP de la Loire. Elle se déroule au col où Paul de Vivie,
alias Vélocio, l’apôtre du
Cyclotourisme, aimait à réunir ses disciples. Ø Jacques GUILLAUD ne boude ni le vélo ni le club.
Il a des problèmes d’emploi du temps et a du mal à rouler le samedi matin. Il
pédale donc seul le dimanche ou l’après midi. On ne va donc pas tarder à la
retrouver puisqu’en octobre nous passerons à l’heure d’hiver c’est à dire aux
sorties de l’après midi. Ø Michel-Laurent CHAPAS s’est fait voler son vélo.
Apprenant cette nouvelle et n’écoutant que son grand cœur Christophe BOURNAC
lui a donné son ancien spad.
Quelle solidarité dans ce club ! V/ LA VIE DU CLUB Ø Le
compte-rendu de la réunion du Comité Directeur du club qui a eu lieu samedi
soir, le 23 septembre chez Jean-Pierre et Viviane CHECCACCI, sera publié la
semaine prochaine. Ø
Nous poursuivons le feuilleton des sorties cyclo-montagnardes de Florian
CABAJ par la parution en annexe de la grimpée du col de l’Izoard. Cela vous
permettra de confronter vos impressions de juin lors de la sortie mythique du
club avec les sensations éprouvées par notre dynamique « alpiniste ». Ø La
« Lettre » rappelle à ceux qui ne l’auraient pas encore fait que
c’est le moment de régler leur cotisation pour la saison 2006/2007. Le
chèque ainsi que le bulletin d’adhésion doivent être envoyés directement à
la trésorière du club cyclotouriste, Evelyne LEFRANCOIS. Son adresse :
SIE Lyon Sud. 165 rue Garibaldi. BP 3158. 69421 Lyon
Cedex 03. Au cas où vous auriez envoyé
directement votre chèque à l’ATSCAF Rhône, merci de nous prévenir. 43
cyclotouristes ont déjà repris leur cotisation au club atscaf dont une nouvelle
cette semaine : Joëlle GACHE.
Et vous ? Bernard CHAREYRON 06 08 40 52 25 |
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