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atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061 LA LETTRE n° 224 Lyon, le 18 Juin
2006 SPECIAL
IZOARD I/
SAMEDI DERNIER : L’ARDECHOISE Chrystel BERTRAND,
Clément BONITEAU, Christophe BOURNAC, Florian CABAJ, Daniel CASTEAU,
Jean-Pierre FROBERT, Marie-Christine JOLY, Gilbert LACHARME, Evelyne
LEFRANCOIS, Bernard LEVALLOIS, Jean-Marc OVERBERGHE, Gilles ROCHER, Michel
RODRIGUEZ, Martine SILBERSTEIN et votre serviteur sont venus pédaler sur
l’Ardéchoise. Ces 15 atscafiens se sont retrouvés samedi à l‘arrivée malgré la
diversité des parcours empruntés (Cf la dernière « Lettre ») et
malgré la foule des presque 14.000 participants. Retrouvailles rendues
possibles grâce aux tenues rouges, à la perruque rouge de Chrystel et aux
portables. A
sa grande honte votre rédacteur qui avait incité tout le monde à revêtir la
tenue du club samedi était en civil au moment où le groupe s’est retrouvé sous
la tente-réfectoire. Les
époux VALLA n’ont pas été vus. Ils nous donneront de leurs nouvelles. Il n’est
pas sûr qu’ils aient pu participer dans la mesure où Marie-Christine s’était
blessée Un
compte-rendu de l’Ardéchoise est impossible à réaliser tant les trajets et les
vécus sont différents. Sachez
simplement : ► Que chacun est ravi de son Ardéchoise, quelque soit la formule
choisie. ► Que l’Ardèche est toujours aussi belle. Les nouveaux circuits empruntés par ceux inscrits sur 3 jours confirment cette donnée. Des paysages sublimes et sauvages ont été découverts sur « l’Allier » par exemple et laisseront beaucoup de souvenirs. ► Que Clément a pulvérisé le record du club sur la
« Volcanique » (171 km et 3 042 m de dénivelée) détenu jusqu’à
présent par Christophe BOURNAC. Sa moyenne ? : 24,74 km/h ! Que
Claude VINCENT notre ami désormais drômois a été vu à l’arrivée par plusieurs
de notre groupe avec qui il a pu discuter. ► Que le Progrès de jeudi titrait dans son supplément
« Temps libre » sur « l’échappée ardéchoise » en publiant
une magnifique photo couleur où l’on voit très nettement Bernard L, Gilbert,
Michel et votre serviteur avec leur tenue cyclo sur leurs vélos. De plus la
journaliste était présente à l’arrivée où elle nous a retrouvés et de nouveau
interrogés. Il n’est donc pas impossible qu’un autre article paraisse où il
sera question de la section cyclotourisme de l’ATSCAF Rhône. ► Que Jean-Claude JACQUET-FRANCILLON, un cyclo des Impôts,
lecteur de la « Lettre » sans être membre du club, a rencontré sur le
parcours Evelyne. ► Que Michel et Marie-Christine ont réalisé un parcours
« cyclo-gastronomique » en s’arrêtant à tous les stands et
ravitaillement histoire de goûter aux spécialités locales et d’encourager les 3
500 bénévoles sans qui cette Ardéchoise ne pourrait vivre. ► Que les hébergements chez l’habitant sont toujours une source
de contacts intéressants comme l’a prouvé Evelyne. Elle était seule logée chez
une dame à Genestelle. Elle a pourtant quasiment rencontré tout le village venu
voir « la cyclote » et avec qui il a fallu trinquer ! Etc,
etc. Mais il y a tant de choses à dire …… Chaque participant peut écrire son
propre récit de son « Ardéchoise » à lui. La « Lettre » le
publiera. De
toute façon vous aurez certainement l’occasion d’en entendre encore parler lors
de nos prochaines rencontres. Soyez indulgents si les participants se répètent.
Le mieux est encore de s’inscrire l’année prochaine pour avoir vous aussi votre
moisson d’anecdotes et de souvenirs. II/ SAMEDI
PROCHAIN : LA SORTIE MYTHIQUE ! C’est
enfin la sortie qui a servi de ligne de mire à tous nos entraînements
hebdomadaires. Voilà l’Izoard ! Pour
vous permettre de réaliser cette sortie dans les meilleures conditions voici
quelques précisions. Ces dernières
éclipsent les rubriques habituelles qui réapparaîtront dans la prochaine
« Lettre ». A/
MODALITES PRATIQUES 1°)
Le rendez-vous a lieu le vendredi 26 juin au foyer EPAF de
Cervières. Ce village, situé au pied de l’Izoard, se situe à 12 km à l’Est
de Briançon sur la D 902. Dans le village à gauche il y a un panneau en bois
« Finances ». Suivre la rive le long des maisons… tout droit… route
du bas… épingle à cheveu…800 mètres. Bon c’est pas très clair puisqu’il s’agit
de renseignements glanés au vol lors d’une conversation téléphonique. Mais il
paraît qu’on ne peut pas se perdre. 2°)
Le RV a lieu à 19H, heure à laquelle notre hôtesse sert le repas. Ce
sera des pâtes bien naturellement ! Prévoir le temps de route. Bien
compter paraît-il 3H 30 ou 4H. 3°)
Draps et couvertures sont fournis par le foyer. Prévoir évidemment vos
affaires de toilette. Pensez aux boules Quiès au cas où un ronfleur s’infiltrerait
dans le groupe. 4°)
Le samedi est consacré au vélo. La balade pédestre aura lieu le dimanche.
La section rando nous a promis une très belle balade pas difficile. Les
accompagnateurs (trices) non-pédalants pourront randonner dès samedi : le
coin s’y prête à merveille. En plus de l’équipement cyclo il faut prévoir de
bonnes chaussures de marche, un sac à dos pour transporter les vêtements
adéquats et le pique-nique fourni par le gîte. Une dizaine de randonneurs de la
section marche à pied de l’ATSCAF nous rejoignent. Nous sommes ravis de cette
collaboration entre nos deux sections, collaboration entamée l’an passé au
Galibier. 6°)
Le pique-nique sera fourni par le gîte lors des deux journées. 7°)
Une voiture suiveuse conduite par Evelyne –très expérimentée en la
matière- pourra aider les cyclos éventuellement en difficulté ou ayant un souci
mécanique. Vous
pourrez y charger au départ de la sortie cyclo tout ce qui vous semble
utile : l’outillage, les aliments, les bidons. Prévoir un sac avec votre nom pour ne pas
tout mélanger. Attention c’est une voiture suiveuse. Il faudrait donc que
quelqu’un -(un véloce)- soit volontaire pour déposer sa voiture au sommet. Nous
pourrions tous y entreposer des vêtements chauds nécessaires pour la descente. 8°)
Compte-tenu de la présence parmi nous de cyclos ne relevant pas du MINEFI les tarifs
initialement annoncés sont majorés d’un euro pour tous. Ainsi il n’y aura
pas de distinction entre nous. 9°)
Le record est battu ! A vélo ou à pied nous serons en effet 43 à
participer à ce week-end. Il faut en effet ajouter à ceux hébergés dans le
gîte (cf pièce jointe), le couple Marie-Christine Joly et Michel Rodriguez qui
viendra en camping-car. 10°) Vous trouverez dans la première pièce jointe le tableau de répartition des chambres. B/
LE CIRCUIT Cervières
est au pied de l’Izoard mais nous escaladerons ce col par la face opposée. Cela
permettra de pratiquer un circuit complet et non pas un simple aller-retour. En
outre nous grimperons la face la plus célèbre. Enfin nous pourrons ainsi nous
échauffer. Voilà
le trajet pour ceux qui veulent suivre sur une carte. Cervières.
D902. 12 km de descente jusqu’à Briançon. D36
(rive gauche de la Durance) jusqu’à Saint Martin de Queyrières. Après
1 km de nationale, D 4 de Prelles aux Vigneaux (rive gauche de la Durance) soit
8 km. D 994 e des Vigneaux à L’Argentière (rive gauche de la
Durance) : 5 km. Poursuite
du trajet le long de la rive droite de la Durance sur des départementales
tranquilles. Tranquillité qui s’applique à la circulation, pas au relief
puisqu’il y a une forte montée de 3 km pour atteindre Pallon. On
traverse la Durance à la hauteur de Mont Dauphin. On sera alors au 56 ième km
et la dénivelée totale sera de 309 m. On peut considérer que l’ascension
commence à partir de là. En
effet depuis Mont Dauphin la D 902, très circulante, monte jusqu’à Guillestre
soit sur 4 km. La
suite de la description figure dans le chapitre ultérieur. Après le col nous n’aurons plus alors qu’à nous laisser glisser
par 9,5 km de belle descente jusqu’à Cervières. La sortie fera au final 101 km et 1.882 m de dénivelée. C/
DESCRIPTION DE L’ASCENSION Pour
pouvoir vous préparer à l’ascension vous trouverez en pièce jointe son
descriptif. La montée intervient du côté le plus difficile (on est mythique ou
on ne l’est pas !) c’est à dire du côté de Guillestre. Pour
ceux qui n’arriveraient pas à ouvrir cette pièce, le descriptif de l’Atlas des
Cols des Alpes (éditions Altigraph) est à peu près le suivant : « Après
Guillestre, les pentes sont irrégulières et jamais très fortes dans la vallée
du Guil et la Combe du Queyras c’est à dire jusqu’au km 17. A
ce carrefour (à 1.355 m) poursuivre la montée par la D 902. Une première rampe
longue de 12,2 km et très difficile avec des pentes à 10% (7% en moyenne)
conduit à un point haut de la route avec une vue inoubliable sur la Casse
Déserte (2.220 m) au km 29,2. Pour
en arriver là on sera passé à Arvieux (1.560 m) au km 20,8. à Le Chalp (1.660m)
au km 22,7, à Brunissard (1.775m) au km 24. Brunissard est situé au pied de la
plus forte pente. A cet endroit pour passer le point haut de la Casse Déserte
il reste 5,5 km d’ascension à 9% de pente moyenne. Au
km 29,7 c’est le point bas de la Casse Déserte. Il
reste alors la dernière montée de moins de 2 km mais à presque 10%. Km 31,5 : arrivée au col. Altitude : 2.360 m ». D/ QUELQUES CONSEILS t Bien évidemment un triple plateau est le bienvenu et le pignon de 28 dents à l’arrière n’est pas ridicule. Sachez donc jouer des développements. Plus petit quand ça force, plus grand dès que la pente s’apaise. N’hésitez pas à mettre le petit braquet. Il existe pour être utilisé. La notion de braquet de réserve qu’on se garderait « pour le cas où » relève du folklore. t Dans une montée longue chacun doit monter « à sa main ». Ne cherchez pas à caler votre allure sur celui qui vous précède. Si celui-ci va plus vite que votre rythme, même de 0,5 km/h, vous serez obligé d’arrêter et vous aurez dépensé inutilement votre énergie. Pédaler par orgueil conduit aux pires désagréments. Mieux vaut commencer doux, en garder sous la semelle pour faire face à toutes les éventualités et accélérer sur la fin si vous avez encore suffisamment de jus. Le but de la sortie pour le commun des cyclotouristes n’est pas de faire un temps mais de parvenir à conquérir un sommet mythique. Se dépasser certes mais sans se mettre « dans le rouge ». Nous ne sommes pas des coureurs. Le vélo doit rester synonyme de plaisir ; La galère ne doit pas être au rendez-vous. t La pression atmosphérique diminue avec l’altitude. La quantité d’oxygène utilisée par le sportif diminue d’autant. Au sommet de l’Izoard on a une pression égale à 61 % de celle du niveau de la mer. Le rendement est affecté dans les mêmes proportions. Cela explique bien des essoufflements à partir de 1 500 mètres dès que le profil se redresse. Il faut donc bien se connaître, adopter une allure raisonnable c’est à dire en phase avec ses propres capacités personnelles, utiliser un braquet modeste et ne pas forcer exagérément. t La température diminue de 0,8° par tranche de 100 mètres. Ainsi s’il fait 25° à Mont Dauphin au bord de la Durance, il fera 13° au sommet ! En tenir compte au plan vestimentaire ! Bien sûr s’ajoute à ce phénomène l’ensoleillement, le vent, la présence éventuelle proche de neige. t Le degré d’hygrométrie diminue aussi avec l’altitude. A 2 000 mètres il est de 50 % de celui du niveau de la mer. Il faut donc beaucoup boire. t Enfin le rayonnement des ultra-violets est quant à lui plus intense. Pensez donc à emporter votre tube de crème solaire et à vous en oindre les chairs. Songez aussi à votre tube de protection pour les lèvres. E/
PREPARATION DIETETIQUE t Les jeudi
et vendredi précédant la sortie, adoptez
un régime hyperglucidique, c’est à dire à base de sucres lents :
bourrez-vous de pâtes, pommes de terre, riz, semoule etc. Attention :
l’exagération de glucides rapides pris lors du petit déjeuner avant la sortie
peut provoquer paradoxalement une baisse de glycémie. Manger donc équilibré et
sans excès pour pouvoir digérer pendant l’effort. t Pendant le trajet il faut s’alimenter avec des boissons énergétiques du
genre : « Isostar Long Energy », « Overstim boisson n°2 ou
640 », « Fenioux repas Energie » etc. Prévoyez large en matière de bidons. Deux raisons : la déshydratation est forte en montagne car l’effort est plus important qu’en plaine alors que la vitesse y est plus faible, donc il n’y pas de ventilation ! Ensuite la raréfaction de l’oxygène entraîne une dépense énergétique supplémentaire. Bernard CHAREYRON 06 08 40 52 25 |
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