atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061

 

 

 

 LA LETTRE n° 215

 

Lyon, le 12 Avril 2006

 

GILBERT N’A PAS RABOTE LE BEAUJOLAIS !

 

Avertissement : Pour les raisons qui ont été explicitées lors du dernier message envoyé aux lecteurs de la « Lettre », ce numéro 215 n’a pu être composé à temps. Difficile en effet de pédaler et de rédiger ! Pour finir le plat (1) la pluie du dimanche a occasionné une sinusite carabinée à votre serviteur. Ce numéro vient donc bien tard. Merci de bien vouloir pardonner ce coupable relâchement.

 

 I/ SAMEDI DERNIER

 

Yann BRIZAIS, Raymond BUCHALIN, Florian CABAJ, Hélène CHAREYRON, Jean-Pierre CHECCACCI, Frédéric DARRE, Pierre FOUILLANT, Marc GIRERD, Jacques GUILLAUD, Bruno JACQUET, Gilbert LACHARME, Evelyne LEFRANCOIS, Bernard et Chantal LEVALLOIS, Rodolphe MALESKI, Gérard MARTIN, Philippe PRANDO, Philippe RECOUVREUR , Gilles ROCHER, Philippe ROURE, Alain SAVEY et votre serviteur n’ont pu résister à l’appel d’une météo très favorable et se sont retrouvés à Saint Bernard. C’est la première fois que Philippe Recouvreur vient cette année et il est surpris de voir toutes ces nouvelles têtes. Nous faisons également un peu mieux connaissance avec Jacqueline, la femme de Marc, toujours accompagnée de sa petite chienne « Reiss ».

Encore une fois nous sommes 22. On va finit par nous prendre pour le peloton de la gendarmerie nationale !

 

Météo favorable c’est vite dit car il fait très frisquet au sortir des voitures. Mais la température s’élèvera aussi vite que la route. En effet celle-ci ne sera pas longtemps plate. Juste le temps de traverser la Saône -qui a fière allure en ce moment- et d’arriver à Anse.  Lucenay est atteint par un léger faux plat montant bordé de belles maisons de caractère. Pas étonnant quand on sait que la pierre de taille de la commune, un beau calcaire blanc-crème, a servi à bâtir la cathédrale Saint Jean et l’église Saint Nizier. A Lucenay on constate également que les « véloces » (Alain, Bruno, Florian, Frédéric, Gilles, Jacques, Philippe P, Raymond, Yann) ne nous ont pas suivi. Ce n’est pas une volonté délibérée de leur part : ils ont emprunté le circuit à l’envers. On ne peut pas le leur reprocher puisqu’à cet endroit le reste du peloton manque également  de se perdre.

Gilbert qui a conçu le trajet du jour a le louable souci de nous éviter la côte de Lachassagne. Il nous fait donc passer par un chemin….qui monte deux fois plus. C’est tout droit dans le coteau pour arriver à Marcy. Certains grimpent à pied, d’autres restent sur le vélo mais à l’allure du piéton.  Le peloton se reforme au sommet et prend le temps de souffler. Jean-Pierre nous dit au revoir car il a des travaux qui l’attendent dans sa maison.

La sèche descente sur Alix est lune petite récompense après l’effort. Le soleil est maintenant levé et la mise en lumière de la campagne beaujolaise est très réussie. La vue porte d’autant plus loin que les prévisions annoncent la pluie pour le lendemain. Après les petits chemins nous sommes maintenant sur la grande route qui mène aux Ponts Tarrets en passant sous le village de Bagnols et son illustre château. Pour ceux qui ne connaissent pas ce lieu très « classieux », prévoyez de demander une substantielle augmentation à votre employeur si la fantaisie vous prend d’aller vous y restaurer. En longeant une vigne, -car il y a des vignes en Beaujolais si, si !- nous admirons la fuite de trois beaux lièvres qui n’arrivent pas à se dissimuler en raison de l’absence de végétation.

 

Dans la vallée de l’Azergues le hameau des Ponts Tarrets a beaucoup changé –en bien- depuis que l’ancienne gare a été réhabilitée. Repérez le lieu, car ce sera le point de départ pour la balade du 3 juin. De nouveau nous évitons la circulation en empruntant la D 13E qui mène à Saint Vérand. Certes ce n’est pas le plus haut village d’Europe mais il faut monter. Cette ascension est très agréable car bien régulière. Nouvel arrêt au sommet. Il fait chaud maintenant et chacun enlève des couches de vêtements. Notez sur vos tablettes qu’il y a des toilettes publiques tout à fait recommandables.

 

A Saint Vérand le peloton se scinde entre

d’une part les « touristes » :-Bernard C, Chantal, Evelyne, Hélène, Marc, Philippe Recouvreur, Pierre, Rodolphe- qui décident de faire le circuit de 60 km ;

et d’autre part  les « randonneurs » -Bernard L, Gérard, Gilbert, Philippe Roure- qui décident de partir sur celui de 75 km. La différence ? Après Ternand ils se paieront l’ascension du col de la Croix de Thel  à 651 mètres en 11 km.

 

Pour les « touristes » la balade continue bien par une descente sur le bourg médiéval de Ternand que Bernard C avait claironnée. Mais elle est précédée d’une légère montée que votre serviteur avait omis de signaler …avec les conséquences verbales que vous devinez.

Une fois revenus dans la vallée de l’Azergues (côte 275), il faut sans transition remonter au Saule d’Oingt (côte 552). C’est la difficulté du jour. Il y a 9 km de grimpette. La pente est plus forte au début puis s’estompe à partir de Sainte Paule. A noter que c’est le village natal de la grand mère de Pierre. On y rencontre Alain, Florian et Yann. Ils ont roulé avec les « véloces » et grimpé une première fois le Saule d’Oingt, puis basculé dans le Val d’Azergues pour monter le Col du Joncin. Le peloton des véloces, pris par le temps, s’en est retourné. Yann décide de continuer avec nous. Ses deux acolytes repartent pour retrouver le groupe des « randonneurs ». Ils y parviendront, avons-nous appris plus tard, sur les pentes de la Croix de Thel. Quelle frite !

 

Même si la pente s’est bien assagie il faut encore atteindre le Saule. Rodolphe a des difficultés dans la montée car il souffre du genou depuis plusieurs semaines. De fait il ne pédale qu’avec une jambe ! Le Saule d’Oingt est finalement conquis. Là-haut la vue porte également sur la Bresse. Chacun est satisfait du temps, du paysage, de l’effort accompli ensemble. Les farets (1) fonctionnent à plein régime. Officiellement ce n’est pas un col bien qu’il en ait toutes les caractéristique physiques mais nous sommes néanmoins satisfaits de nous.

 

La route qui maintenant rejoint Oingt surplombe la vallée. La vue est magnifique. Et en plus c’est plat. On a l’impression d’être dans un avion survolant à basse altitude le Beaujolais. Regroupement à Oingt, un des plus beaux villages de France. C’est aussi un site de contrôle pour les cyclotouristes participant au Brevet des Provinces Françaises (BPF) ou au Brevet Cyclotouriste National (BCN). Désormais, à part un léger obstacle dont nous reparlerons, ce n’est que du bonheur, je veux dire de la descente éventuellement du plat.

Il y a même de très courtes portions où le compteur s’affole sans que le terrain paraisse si pentu. Moiré et Frontenas pourraient se franchir sans avoir le temps de dire ouf. Mais on s’arrête tout de même à Moiré car il est bien beau ce village tout en pierres dorées. C’est le moment que choisit votre serviteur pour faire monter la pression. Il parle d’une côte terrible qui nous attend, celle de Lachassagne. Ceux qui connaissent soupirent, résignés. Les autres sont inquiets vu les mimiques de leurs collègues. Rien ne laisse présager ce caprice de la route. C’est plat, puis ça monte un peu, s’ensuit une descente courte et rapide et enfin se dresse une route toute droite montant à 12% sur 800 mètres si on en croit  le panneau de signalisation. C’est chacun pour soi. Heureusement ce n’est pas trop long. Mais c’est une montée ingrate car elle est rectiligne, irrégulière et il y a des voitures. Quelques-uns mettent pied à terre car Bernard C les a démoralisés par ses trop nombreux avertissements. 

Maintenant promis ça descend. C’est rapide et même dangereux dans le virage au centre du bourg de Lachassagne

La balade se termine par la traversée d’Anse, dont le clocher s’est enfin équipé d’une nouvelle flèche, le passage de la Saône et la réunion des copains dans un café spinosien en face du superbe château d’Utrillo..

 

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. En effet grâce au portable on apprend que Philippe Roure connaît une défaillance. Vite le Toyota est affrété et le naufragé de la route est ramené sain et sauf. Philippe, qui avait peu roulé dans la région, avait sous-estimé la dénivelée d’une telle balade en s’alignant sur les 75 km.  Il est vrai que le  parcours de 63 km faisait 886 mètres de dénivelée. Il y avait  1 262 m pour celui de 75 km. Le calcul n’a pas été fait pour les véloces dont le parcours n’a pas été complètement élucidé. Bref Gilbert n’avait pas eu le temps de raboter le Beaujolais !

Ce n’est qu’assez tardivement dans l’après-midi que les derniers quittent le café de Saint Bernard où Jacqueline nous avait fait l’amitié de nous attendre.

 

Le glossaire lyonnais-français

 

(1)   Pour finir le plat . Locution signifiant : pour comble de malchance.

(2) Faret (n.m).  Le faret c’est la langue. Utilisé également dans l’expression « ne pas avoir le faret dans sa poche »

 

II/ SAMEDI PROCHAIN

 

Attention le lever aura lieu encore un quart d’heure plus tôt !

Jean-Pierre CHECCACCI conçoit les circuits du jour mais ne pourra être présent. Bernard LEVALLOIS distribuera les cartes de route et encadrera la sortie. Attention une douzaine d’Atscafiens feront ce jour-là le brevet audax de 230 km de Villeurbanne à Suze la Rousse. Ayez une pensée pour eux !

 

Samedi  15 Avril 2006

Montluel (01)

RV pour un départ à 8 H 30 pile

 

Comment y aller ? Montluel est à 20 km au Nord Est de Lyon. Prendre l’A 42, l’autoroute de Genève, sortir à Saint Maurice de Beynost, dernière sortie avant péage. Prendre la RN 84. Se garer sur le parking situé derrière l’église du centre du village, face à la halle des sports, le long de la Sereine.

 

III/  LES POTINS DU PELOTON

 

Ø Marie-Christine JOLY et Michel RODRIGUEZ nous ont fait une petite infidélité samedi dernier. Ils sont allés représenter notre club au rallye des « Vieilles Pierres » de Montagny. C’est vrai que Saint Bernard leur faisait loin. Ils regrettent un peu dans la mesure où ils n’ont pas trouvé l’ambiance régnant à la FFCT. L’UFOLEP est plus branchée cyclosport. Il n’empêche que Marie-Christine n’a pu trouver personne pour discuter avec elle dans les cols et ça lui a manqué !

 

Ø Martine SILBERSTEIN et Dominique DARRE ont fait le même calcul samedi. Ils ont préféré pédaler tous les deux dans les coteaux du Lyonnais plutôt que de trop utiliser leurs voitures en allant à Saint Bernard  En revanche Philippe RECOUVREUR est venu pour la première fois de l’année car le circuit se rapprochait du Nord Ouest, donc de chez lui. Difficile de tout concilier n’est-ce pas ?

 

Ø Pour ceux qui sont abonnés -(et ils ont raison)- à la revue « Cyclotourisme » regardez la photo de la page 4 du numéro d’avril. On y voit un mannequin déguisé en gendarme tenant d’une main un vélo et de l’autre une paire de jumelles-radar. Bon d’accord, ami rédacteur, c’est cocasse mais quel intérêt à en parler ici ? Eh bien la photo a été envoyée par Sandra DEVIDAL, notre « Sandra la cyclote ». Il n’y a aucun doute à ce sujet puisque l’ATSCAF Rhône est mentionné dans la légende.

 

Ø Gérard MARTIN a 4 000 km au compteur depuis le début de l’année. Même en multipliant comme il le fait les allers-retours entre la tête et la queue de notre peloton tous les samedis on ne peut pas atteindre un tel chiffre. Notre homme doit avoir un secret. On le soupçonne sérieusement de rouler en semaine. Et même deux fois par semaine avec des  fous furieux qui ont leur QG au Parc de Parilly.

 

Ø Dans la liste des participants à la sortie mythique de l’Izoard publiée par la « Lettre »n° 213 il manquait Martine SILBERSTEIN. Rassurez-vous elle vient bien ! C’était un oubli fâcheux de la part du rédacteur et non pas de l’ostracisme !  En revanche l’amie de Gérard Martin ne viendra pas.

 

IV/  LE COIN VELOCIO

 

Ø Le cap des 40 000 abonnés à Vélo’v est atteint depuis mars. La société Decaux active donc la phase 2 : passer de 2 000 à 3  000 Vélo’v d’ici juillet. Et de 173 à 243 stations surtout dans le 7°, le 8° et Villeurbanne. Le record est toujours atteint par la station Opéra avec 400 mouvements quotidiens par bornette. 7% des utilisateurs de Vélo’v sont des automobilistes repentis. Leur part va croissant ce qui est bon signe. Cela représente 1 000 déplacements en moins par jour en voiture.

 

V/  LA VIE DU CLUB  

 

Ø Hélène CHAREYRON vient d’adhérer à l’ATSCAF. Décidément quelle progression cette année notre club !

 

Ø Pour boucler le dossier « Sortie mythique à l’Izoard » il ne nous reste plus qu’à savoir si Clément BONITEAU et Françoise CHENAIS restent une ou deux nuits à Cervières. Une réponse de leur part par retour de mel serait la bienvenue.

 

Ø La réunion du bureau du club qui s’est tenu samedi dernier fera l’objet d’un compte-rendu qui sera publié dans la prochaine « Lettre ». 

 

Ø Nous espérons que tous les inscrits au week-end familial sur la Voie Verte de Cluny (22 et 23 avril) ont bien appelé Marie-Christine et  Michel pour signaler le menu au restaurant qui leur convenait le mieux. Faute de quoi ils subiront la dure loi de la majorité

 

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Bernard CHAREYRON 06 08 40 52 25