atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061

 

 

 LA LETTRE n° 183

 

Lyon, le 21 août 2005

 

 

L’EPINE AU PIED!

 

I/  SAMEDI  DERNIER

 

La météo annonçait un fort mauvais temps pour samedi. Certains n’y ont pas cru et ont fait le trajet pour aller cycler à partir d’Aoste. Ils ont bien fait de se lever tôt car il n’est pas tombée une goutte de pluie durant la sortie même si le temps était couvert et frisquet en altitude.

La célébrité des potiers gallo-romains d’Aoste était connue dans tout le monde romain durant 4 siècles mais ce n’est pas pour visiter le musée de la bourgade que se retrouvent ici Chrystel BERTRAND, Evelyne LEFRANCOIS, Raymond BUCHALIN  et votre serviteur. Il s’agit de pédaler et chacun sait qu’il y a un obstacle au programme : le col de l’Epine jamais encore gravi par le club.

On a du mal à démarrer mais on se met finalement en route. La balade commence par 2 km de plat sur une nationale encore calme. Nous quittons le Dauphiné et passons la frontière de la Savoie sur le pont du Guiers à Saint Genis. Nous y rencontrons un groupe de cyclos sympas du club FFCT de Morestel- Les Avenières avec qui nous discutons ponctuellement jusqu’à Sainte Marie d’Alvey. La discussion est hachée car nous sommes dans une montée régulière de 4,5 km jusqu’au Col de la Crusille (573 mètres). Le club l’a déjà franchi en août dernier. Chrystel épate son monde car elle a progressé de manière spectaculaire par rapport à sa sortie d’il y a quinze jours. Elle s’est entraînée à coup de Vélo’V dans la semaine nous a –t-elle avoué. L’effet est garanti : ne vous déplacez plus à Lyon qu’avec ce moyen de locomotion !

Le sommet de ce col est précédé par une portion de route refaite à neuf et par un belvédère permettant de voir le château de Mandrin et les falaises de Rochefort.

 

Nous nous attendons tous et enchaînons par une très plaisante descente jusqu’à Novalaise. La vie est belle quand l’air  vivifiant vous fouette le visage, que la descente est grisante et sans danger sur une route large et déserte, que les prés et forêts sont verts et que les Préalpes vous font face !

Déjà en bas à Novalaise ! Nous avons descendu mais la moyenne, elle,  a remonté. Ca ne durera pas car dès le village commencent les virages pour accéder au Col de l’Epine. Raymond a déjà grimpé 2 fois ce col dans le passé et n’en garde pas le souvenir d’une ascension difficile. Les souvenirs d’il y a 30 ans sont parfois trompeurs. La montée est certes régulière, ce qui convient à notre rythme de diesel, mais il y a néanmoins 7 km et la pente oscille entre 7 et 9,5 %. Mais l’obstacle se franchit sans dégâts. Il est vrai que le temps est frais et facilite les choses. Il y a en outre de magnifiques vues au pied de falaises sur le lac d’Aiguebelle qui est le 3° lac naturel de France. La traversée des bois est très agréable. Aucune trace de sécheresse ici. En fait il a dû pleuvoir peu avant notre passage. Au fur et à mesure que nous montons la brume s’installe et la fraîcheur se renforce. A quelques hectomètres du sommet, des voitures « officielles » et des motards nous signalent impérativement qu’il faut nous arrêter car va déboucher dans la descente une cyclosportive appelée la « Préalpes ». Il paraît que les coureurs ne respectent rien, ni les virages, ni le Code de la Route et que c’est dangereux pour nous. Comme la route n’est pas privatisée nous allons cependant jusqu’au sommet et voyons arriver ces cyclistes qui nous font apprécier a contrario le cyclotourisme. Pas un regard ni sur le paysage, ni sur le ravito, ni sur les organisateurs, bouteilles, bidons et papiers jetés dans la nature, vrombissement d’un essaim de bagnoles et de dizaines de  motos. C’est un autre continent de la planète vélo !

 

Nous avons maintenant carrément froid à cause de ce long arrêt à 987 mètres d’altitude. Heureusement, une fois la tornade passée, le trajet continue par une ravissante petite route forestière où nous sommes seuls au monde mais ….qui monte encore par des à-coups dont on ne voit pas la fin. Arrivés à 1 150 mètres, à la hauteur d’un site d’envol de parapentes, c’est enfin la récompense. Elle va durer longtemps cette descente et ne donne pas trop la traquette (1). Surtout nous avons maintenant  une vue superbe sur la vallée car la brume se dissipe et le soleil fait même des apparitions. Il va falloir enlever nos vestes. Nous passons un hameau vraiment authentique : la Vacheresse et ça descend. Lieu-dit Trouet maintenant et ça descend encore. Commune de Saint Paul et ça descend toujours ….jusqu’à Yenne.

 

Là commence un moment pénible qui va durer 5 km. Il faut arriver à s’insérer sur la RN 504 un jour de grande circulation et rejoindre Virignin au milieu d’un flot automobile ininterrompu. On en oublierait presque d’admirer le paysage constitué par le Rhône bleu et encaissé, par les falaises calcaires et les montagnes avoisinantes.

Heureusement nous nous extirpons rapidement de ce passage obligé et bruyant. Revoilà les petites routes qui nous mènent à Peyzieu. Nous avons changé de région, nous sommes désormais dans le Bugey. Et quand on pense Bugey on pense montée. Nous grimpons donc la dernière difficulté du jour – pas très longue au demeurant- qui nous mène à Saint Bois. La route traverse maintenant le plateau bugiste et longe le ruisseau du Gland qui est assez confidentiel cet été. Chrystel commence à sentir ses jambes. Heureusement il n’y a plus de difficultés. Une petite descente sur la Vallée Bleue suit même la portion de plat. A Glandieu nous admirons la cascade qui coule malgré le peu d’eau du ruisseau. Chacun connaît maintenant le retour qui est un classique des balades dans le coin : Brégnier-Cordon, La Bruyère et la route hyper-plate passant encore une fois le Rhône puis son canal et menant à Saint Didier et Aoste.

Nous avons certes raccourci en cours de route le circuit initialement prévu mais les compteurs enregistrent néanmoins à l’arrivée 78 km et 1 306 mètres de dénivelée positive.

 

Pour fêter cela Raymond décide spontanément d’inviter le groupe à faire des grillades chez lui. Cette proposition paraissant tout à fait intéressante, nous avons accepté. La « Lettre » n’a pas vocation à relater la suite des évènements. Sachez cependant que Raymond est un cyclo émérite car son terrain d’entraînement bugiste est tout sauf plat ;  qu’Yvette sa femme est une passionnée de dentelle et nous a épatés à ce sujet ; enfin que certains vins d’Auvergne ne font pas peur à votre serviteur.

 

Le glossaire lyonnais-français

 

t (1) Traquette (n.f). Peur. Avoir la traquette : avoir peur.

 

 

 

 

II/ SAMEDI PROCHAIN

 

Samedi 27 août 2005

à Belleville sur Saône (parking à la sortie de l’autoroute)

RV à 7H 30 maxi pour un départ à 7 H 45 précises !!!

 

Comment y aller ? Il suffit de prendre l’A6 en direction du Nord. On sortira  à l’échangeur n° 30. C’est celui après Villefranche sur Saöne.

 

III/  ET POUR APRES ?

 

t Dimanche 28 Août : Le club FFCT «  la Bécane Club Perréonnaise » organise « le 24° Rallye des Beaujolais-Village ».

Accueil : place de la Mairie au Perréon de 6H 30 à 9H 30.

Circuits route de 25, 50, 75 et 100 km.

Tarif : 7€ réduit à 5 € pour les licenciés FFCT. Gratuit pour les moins de 18 ans.

Renseignements : Pierre Perréon : 04 74 03 22 86.

 Mel : bcp69@free.fr

 

IV  LES POTINS DU PELOTON

 

t Jean-Pierre Checcacci nous écrit pour signaler qu’il sera absent tout le mois d’août pour cause de  vacances au delà des Pyrénées. Au 3 septembre donc ! Il signe son message « Guidon Plat ». Attention, c’est  un surnom qui risque fort de lui rester !

 

t Chrystel 07 est hyper motivée. La preuve : elle a déjà rapatrié sur son nouveau vélo son ancienne  selle sur laquelle elle est plus à l’aise. Elle a aussi installé un compteur, ce qui est très efficace pour le moral. Enfin elle va s’équiper prochainement d’une sacoche de guidon, accessoire particulièrement utile et confortable pour tout cyclotouriste qui se respecte.

 

t Evelyne est bloquée samedi dans la montée du col de l’Epine par les motards qui lui annoncent  l’arrivée imminente de la course cyclo. Sagement elle coupe son élan et met pied à terre. Elle attend ainsi  ¼  d’heure alors qu’elle était seulement à …300 mètres du sommet. Vexant !

 

t Raymond a bien roulé cet été en particulier en Ardèche et dans son fief de l’Ile Crémieu. Plus international, après la Pologne et l’Irlande les années précédentes, il est allé en Belgique pour cycler avec ses homologues européens des autres entreprises des télécommunications. 63 mètres de dénivelée positive le premier jour pour 60 km. Et 50 mètres de côte le lendemain. Il faut dire qu’il y a tout de même des ponts à gravir pour franchir autoroutes et voies ferrées dans le plat pays ! Et allez vous étonner qu’après un entraînement pareil notre ami grimpe le col de l’Epine comme un cabri !

 

t Martine Silberstein a envoyé une carte postale du Var. Le Galibier en juin ne lui a pas suffi, elle nous signale avoir donc grimpé le Col du « Petit Galibier » à la limite des Bouches du Rhône et du Var. Elle nous fait envie en décrivant ses balades cyclo dans le massif  de la Sainte Baume. « Parfums, rochers, lumière,…sublime » écrit-elle !

 

V/  LE COIN VELOCIO

 

t Le club a reçu un courrier de Michel BONGIRAUD. Ce correspondant a eu connaissance -par des voies inconnues- de notre « Lettre » n° 172 dans laquelle nous nous interrogions doctement sur le nom de Spinosien qualifiant l’habitant de Saint Bernard (01), village d’où nous sommes partis faire des sorties cyclo à plusieurs reprises.

Nous avions cité la source la plus répandue : l’origine latine du nom « Spinosa ». Notre lecteur occasionnel de la « Lettre » nous félicite pour notre démarche cyclo-culturelle et nous renvoie à un site spinosien où d’autres hypothèses sont citées. Merci à lui. Et si vous voulez en savoir plus : http://spinosiens.spiritconcept.net/html/article.php3?id_article=11

 

VI/ LA VIE DU CLUB

 

t Michel Rodriguez a transmis à Christophe Bournac les photos de la balade pédestre du club effectuée le lendemain de la grimpée cycliste du Galibier en juin. Notre spécialiste ès informatique les installera sur le site dès qu’il sera rentré de congé. A propos de site : 3.753 connexions ont été enregistrées sur le site du club du 10 juin 2003 au 9 août 2005.

 

t Régis VERDIER à qui nous avons fait parvenir des infos sur le club nous a répondu qu’il est en vacance en train d’escalader les cols du côté de Serres dans les hautes Alpes. Il ne pourra nous rencontrer qu’à compter du 27 août à Belleville. Nous serons très heureux de l’accueillir.

 

t Martine a fait connaître notre club à une de ses collègues. Le contact s’est noué très rapidement avec Françoise CHENAIS qui a donc reçu les « Lettres » des dernières semaines ainsi que des explications orales sur notre fonctionnement. Elle a promis qu’elle nous rejoindrait en automne. Elle a auparavant un détail léger à régler : s’acheter un nouveau vélo, le sien ayant plus de 20 ans d’âge. N’empêche qu’avec son ancienne machine notre future amie qui habite Mornant monte régulièrement à Saint Martin en Haut nous prévient Martine. D’ores et déjà elle s’est inscrite au week-end de la Voie Verte de septembre. C’est de bon augure !

 

t Annie et Patrick MEUNIER se faisaient un plaisir de venir pédaler avec nous sur la Voie Verte de Cluny en septembre. Manque de chance leurs vélos leur ont été volés pour la troisième fois consécutive. Découragés ils se sont désistés pour cette initiative. C’est vraiment dommage. Nous regrettons beaucoup cette absence.

 

t Nicole PEREZ, une collègue de votre serviteur, a demandé à ce dernier en voyant son vélo dans le bureau, si elle pouvait pédaler avec un groupe. Bien sûr que oui a répondu ce dernier qui l’a immédiatement noyée sous une avalanche de documentation émanant de l’ATSCAF 69. Espérons que cet enthousiasme dans l’accueil ne l’aura pas découragée.

 

t Nous avons un nouveau destinataire des infos du club en Ardèche : Jean PREVOT. C’est un collègue du Trésor de ce département qui a eu pendant plusieurs années la responsabilité de la sécurité de l’épreuve de l’Ardéchoise. Il faut dire qu’il est pompier volontaire. Il a envoyé un mel à l’ATSCAF du Rhône pour savoir comment nous avions agi pour obtenir nos tenues cyclos et pour nous féliciter de cette initiative très remarquée par lui sur l’Ardéchoise. Nous avons eu ensemble un contact téléphonique très enrichissant. Il semble vouloir s’inspirer de notre expérience. Pour un club cyclo ATSCAF en Drôme-Ardèche ?

 

t  De retour de ses vacances en Touraine et en Normandie  Jean-Jacques PECH nous a envoyé un mel pour nous dire qu’il est complètement submergé par ses obligations de président de CODEP et qu’il aura du mal à rouler avec nous dans l’immédiat. Dommage mais peut-être le reverrons-nous pédaler avec le club en octobre ???

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Bernard CHAREYRON 06 08 40 52 25