atscaf cyclo 69 . Club FFCT n° 07061

 

 

 LA LETTRE n° 178

 

Lyon, le 19 Juin 2005

 

 

L’ATSCAF SUR LE PODIUM DE L’ARDECHOISE !

 

I/  LA SEMAINE DERNIERE

 

Les cyclos de la section cyclotouriste de l’atscaf Rhône s’étaient déplacés en nombre au rassemblement annuel du monde  cyclo que constitue l’Ardéchoise. Vu la répartition des copains sur les différents parcours et sur les différentes durées il est bien difficile de se livrer à une description précise des balades effectuées. Votre serviteur ne pouvait pas être au four et au moulin.

Qu’on en juge :

 

˜ Alain Savey a accompli le circuit « l’Ardéchoise » soit  216 km, 10 cols, 4 117 mètres de dénivelée en 1 jour.

˜ Bernard Levallois, Daniel Casteau, Gilbert Lacharme, Jean-Pierre Frobert et votre serviteur ont inauguré le circuit « la Châtaigne-Ardéchoise » de 345 km, 6 741 mètres de dénivelée, 23 cols en 3 jours.

˜ Christian Besse, son beau-frère Georges Vilardell et Jacques Tanguy ont parcouru le circuit « La Loire » de 284 km, 14 cols et 5 529 mètres de dénivelée en 2 jours.

˜ Christophe Bournac, Jean-Marc Overberghe et Marie-Christine Joly et Marie-Claude Valla  ont effectué le circuit « Les Boutières » de 120 km, 5 cols et 2 122 en mètres de dénivelée en 1 jour.

˜ Evelyne Lefrançois a fait le circuit « les Sucs » de 223 km, 14 cols et  4 100 mètres de dénivelée en 3 jours.

˜ Martine Silberstein a participé au circuit « la Volcanique » de 170 km, 8 cols et 3 042 mètres de dénivelée en 2 jours.

˜ Michel Rodriguez a avalé le circuit « la Volcanique » de 170 km, 8 cols et 3 042 mètres de dénivelée en 1 jour.

Le bilan est donc conséquent puisque, sous réserve d’inventaire,  les copains ont franchi 3 836 km.

 

Mais il faut ajouter à cela l’exploit qui mérite le titre de ce numéro. Marie-Claude VALLA, a obtenu sur les 120 km, la 3° place de sa catégorie. Elle est donc montée sur le podium pour recevoir sa récompense, revêtue de sa tenue  du club et sous les acclamations des atscafiens présents dans l’assemblée. Nous sommes vraiment fiers de compter une championne dans nos rangs.

 

A l’arrivée, grâce à l’informatique, nous avons tous pu obtenir un brevet très détaillé. Signalons que Michel et Marie-Christine qui s’étaient inscrits en cyclosportive ont été classés dans la catégorie « diplôme  d’argent ».

Quant à Alain sa prestation aurait dû lui permettre d’obtenir également un diplôme  d’argent  ou même d’ or  mais une erreur au niveau du système de chronométrage l’a privé de cette reconnaissance. Même mésaventure pour Evelyne dont le brevet est incomplet (même si elle ne visait pas l’or) car elle est passée à un contrôle avant que ce dernier ne soit installé.

 

Pour tous les motifs de satisfaction sont légion. Chacun a relevé le défi qu’il s’était fixé. Cela pouvait être aussi bien un temps, qu’une dénivelée, qu’une distance, ou un nombre d’heures de pédalage,  etc. Nombreux sont ceux qui sont allés explorer leurs limites si on en juge par l’état de fatigue à l’arrivée. Les circuits sont en effet très beaux mais aussi très exigeants.

 

Cette beauté des circuits est parfois à couper le souffle sur les parcours supérieurs aux 120 km. Les hauts plateaux du côté du Mézenc ou du Gerbier de Jonc constituent un paradoxe saisissant avec l’Ardèche du sud. Au gré des trajets les ravins profonds ou les vallées encaissées répondent aux cols où la vue semble illimitée, les châtaigniers s’opposent aux sapins, la fraîcheur des hauts plateaux   à l’Ardèche méridionale. Un point commun : les petites routes sinueuses, la quasi absence de circulation automobile, les montées qui succèdent aux descentes entrecoupées de très rares portions de plat.

Et que dire de l’accueil chaleureux de la population, de sa gentillesse, de ses applaudissements, de ses encouragements ? Les ravitaillements savoureux, plantureux parfois, quelquefois spontanés, laissent de bons souvenirs.

 

Enfin sans pouvoir tout décrire d’une concentration qui rassemble 15 000 cyclos sur 20 circuits différents soulignons la qualité de l’organisation. Des centaines de bénévoles ont contribué à la réussite de cet événement. Simple exemple : que l’on songe à la logistique qu’il faut mettre en place pour trouver des hébergements aux milliers de cyclos inscrits pour 2 ou 3 jours dans un département où l’hôtellerie n’est pas celle de la Côte d’Azur. Même si certains cyclos exigeants (pas nous, pas nous !) ont eu la ronfle (1) parce que leurs bagages avaient quelques retard se rendent-ils compte de l’effort à accomplir pour transporter les bagages de milliers de personnes d’un point de départ à ces centaines de lieux différents où les cyclos arrivent chaque soir à l’issue de leurs étapes respectives ?

 

Notre groupe a enfin un autre motif de satisfaction : il n’a déploré aucun ennui mécanique ou physique, pas d’accident. Le beau temps a également contribué à la réussite de la fête qui est appelée à connaître de nouveaux développements l’année prochaine. Mais nous en reparlerons !

 

Le glossaire lyonnais-français

 

t (1) Avoir la ronfle : Locution verbale. Se montrer pénible en grognant et rouspétant sans cesse. 

 

 

II/  SAMEDI DERNIER

 

Pendant que certains jouaient les ardéchois l’espace de quelques heures le club maintenait sa sortie traditionnelle du samedi grâce à Jean-Pierre Checcacci.

A Jonage se sont retrouvés pour l’accompagner Gérard Martin et Rodolphe Maleski.  Un trajet de 80 km était tracé par Jean-Pierre et visitait la micro-région de l’Ile Crémieu. Arrivé après Saint Romain de Jalionas le trio empruntait la route de Verna. A Hières sur Amby, il attaquait la côte de Torjonas sous un angle inhabituel, c’est à dire part la face Nord. Ensuite c’est Chatelans, le pays de Raymond Buchalin, pas très loin du site archéologique de Larina où il faut être allé au moins une fois. S’ensuivent les villages d’Optevoz, Siccieu, Carisieu, Dizimieu, Crémieu. La sortie de la ville s’effectue par la petite route du château de Mallin. Le retour parcourt Villemoirieu, Tignieu, Pont de Chéruy, Janneyrias, et Jons. Nos amis ont apprécié les petites routes du plateau de l’Ile Crémieu. Si le circuit faisait 80 km pile, il devait en représenter  110 pour Gérard qui montait les côtes, les redescendait sans cesse pour aller chercher ses deux collègues.

A noter sur la balade la présence d’élevages d’animaux exotiques tels lamas, bisons et autruches qui ont permis quelques plaisanteries de la part de Rodolphe.

 

III/ LE WEEK END PROCHAIN : TOUS AU GALIBIER !

 

Merci de vous reporter au numéro « spécial Galibier » joint à la présente « Lettre ».

 

IV/  ET POUR APRES ?

 

t Les cyclos qui ne viendront pas à Valloire, peuvent pédaler :

 

1°) Samedi 25 Juin à la « Villibadoise ». C’est une randonnée organisée par le club FFCT « ASEGF Cyclosport Bugey ». Accueil : Centre international de Saint Vulbas (01) de 7H à 10H. Clôture : 14H.

Circuits route de 30, 70 et 110 km. Tarif : 5€ réduit à 3 € pour les licenciés FFCT et gratuit pour les moins de 18 ans. Renseignements : Yves GEORGE 06 89 33 09 97. Mel : jefff250@infonie.fr

 

2°) Dimanche 26 juin à la « Randonnée du haut Forez » organisée par le club FFCT « CCTSB Saint Bonnet le Château ». Accueil : Mairie : 23 avenue Paul Doumer à Saint Bonnet le Château (42) de 6H 30 à 10H. Clôture : 12H 30. Circuits route de 25, 50 et 80 km.

Tarif : 5€ réduit à 3 € pour les licenciés FFCT et gratuit pour les moins de 18 ans.

Renseignements : Emile Masclet 04 77 50 13 70.

 

V/  LES POTINS DU PELOTON

 

t Un duel impitoyable a opposé sur l’Ardéchoise Michel et Christophe. Le premier voulait battre le temps mis par Christophe il y a deux ans sur les 170 km. Vers le sommet du dernier col Michel regarde son chrono : super j’ai 4 minutes d’avance calcule-t-il. Résultat : il descend pépère et s’aperçoit en bas qu’il a 4 minutes de retard. Pas grave ! Christophe garde son record…et ses 20 ans de moins.

 

t 44° enregistre le thermomètre embarqué de Marie-Christine lors de la montée d’un col ardéchois. Ca fait beaucoup. Mais non il n’y a pas d’erreur. La preuve : le goudron fond et le bruit des pneus des vélos est semblable à celui émis dans les flaques d’eau.

 

t Bernard avertit ses compagnons de route à l’entrée du village de Chalencon. Voilà le berceau de ma famille ! Gilbert, tel Saint Thomas, s’arrête au ravito placé là et hèle un autochtone. Vous connaissez un Chareyron ? Chareyron, mais il n’y a que ça par ici répond en substance l’indigène. Et pan sur le bec de l’incrédule !

 

t Evelyne est très fière. Dans la montée du col du Buisson, là où sont enregistrées des portions de route à 15 % et 10% , elle double quelques cyclos. C’est une première. D’habitude elle n’y parvient que lorsque ceux-ci sont à pied. Et la chose n’est pas rare même pour des costauds quand ceux-ci ne sont pas équipés d’un triple plateau.

 

t Vers Lachamp-Raphaël Michel assiste à une scène improbable. Un curé, un rameau de genêt à la main, bénit les cyclos qui passent à cet instant. Touché par la grâce Michel un peu plus loin rencontre un cyclo terrassé par une crampe. N’écoutant que son bon cœur il lui donne la dose d’arnica en gélules qu’il a toujours avec lui. Le cyclo anonyme se confond longtemps en remerciement à l’égard de notre bon Samaritain. Anecdote mise à part connaissiez-vous ce remède souverain, rapide, pratique,  peu encombrant et bon marché ?

 

t Martine était hébergée à Lachamp-Raphaël. Elle a passé la soirée avec un groupe de cyclos suisses particulièrement gais et sympathiques. Pour piquer la jalousie éventuelle de son compagnon précisons qu’elle est passée entre les mains d’un masseur lors de l’ascension du Col du Buisson.

 

t Rencontres imprévues sur le circuit : Jean-Jacques Jacquet-Francillon à Saint Félicien et Gérard Chavanne à Sainte Eulalie. Mais sur la route il n’y a pas de hiérarchie administrative. Il n’y a que des cyclos… et qui ont un sacré coup de pédale !

 

t Un grand merci à Raymond Buchalin et à Yvette son épouse qui ont prêté au groupe des 335 km sur 3 jours leur maison de famille à Saint Alban d’Ay. C’était très pratique pour le départ du lendemain matin. Le repas du mercredi soir y fut particulièrement riche en sucres lents. Les pâtes n’ont pas manqué et Jean-Pierre nous a montré ses talents de cuisinier. Le vin n’a pas non plus manqué. Et ça c’était un peu moins sérieux pour le programme du lendemain !

 

t Daniel Casteau a découvert que le cyclotourisme de notre club s’apparentait aussi pour certains à la cyclo-gastronomie. Lui qui n’aime pas trop s’arrêter en cours de route a été  impressionné par la facilité avec laquelle votre serviteur sacrifiait à tous les ravitos. Et ils n’ont pas manqué tout au long des 3 jours ! Nous garderons un souvenir ému des saucissons de Vernoux, de la bière à la châtaigne de Saint Pierreville et des pâtisseries de son maire, du petit rouge de Saint Agrève.

 

t Bernard L et Jean-Pierre se sont alliés pour ne pas rater le déjeuner au restaurant. Il faut bien recharger la machine ! Le restaurant de Beauvène avec sa charcuterie faite maison était un moment de bonheur puisque le tenancier nous a même fait visiter son séchoir naturel taillé dans le roc. En revanche le lendemain un restaurant tenu par des hollandais est parvenu à rater un plat de spaghetti ! Il va falloir faire des efforts pour s’adapter aux mœurs locales !

 

t Gilbert avait commencé une saison cyclo avec beaucoup de retard au niveau du nombre de kilomètres. Ses admirateurs seront ravis d’apprendre qu’il a rattrapé ledit retard. Il l’a prouvé avec brio dans les ascensions de l’Ardéchoise.

 

t A été apprécié le spectacle donné par les jeunes de Sainte Eulalie en l’ honneur des dizaines de  cyclos hébergés sur la commune, ainsi que le vin d’honneur payé par le maire et le repas simple, bon et servi de sympathique manière à « l’Hôtel du Nord » de ce village. Retenez ce nom si vous avez à passer dans le coin. C’est une publicité gratuite pour ce Logis de France **  Tél : 04 75 38 80 09.

 

t Les copains ont bien suivi le conseil de porter la tenue rouge du club lors de l’arrivée à Saint Félicien. Malgré la foule et les écarts de temps, nous avons été nombreux à nous retrouver à un moment ou à un autre. Seul problème pour communiquer entre nous  : les portables ont été d’une faible utilité. L’Ardèche ne doit pas représenter pas un marché assez juteux pour les opérateurs privés qui hésitent à y faire des investissements pour supprimer les nombreuses zones blanches.

 

t A propos d’opérateurs privés, Bernard L a porté vendredi une magnifique tenue cyclo  aux couleurs de …Bouygue Télécom. Il a donc entendu tout au long du parcours de nombreuses remarques ironiques du genre « alors, ça passe ? ».

 

t Jean-Marc a participé à sa première à l’Ardéchoise. Il s’en est très bien sorti même s’il dit avoir été surpris par la difficulté du Col du Buisson. Il n’y était pourtant pas été en terrain inconnu compte-tenu du nombre de flamands rencontrés ce jour à Saint Félicien.

 

Bernard CHAREYRON 06 08 40 52 25

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