LA LETTRE n° 141
Lyon, le 3 Octobre 2004
TERRA INCOGNITA
I/ SAMEDI DERNIER
Notre club
fonctionne depuis 8 ans. Il s’ingénie à trouver des circuits différents à
chaque sortie. Et pourtant il n’était jamais allé pédaler sur les routes mises
au programme ce samedi. Etonnant non ?
Martine avait choisi un parcours tracé par le club
de Saint Maurice sur Dargoire lors de son « rallye des Chats » en
1997.
Ont participé à cet alléchant programme :
Christian, Evelyne, Marie-Christine, Martine, Michel et votre serviteur. On
aurait dû être plus nombreux mais le passage aux balades l’après midi nécessite
des réajustements de la vie personnelle et familiale.
Le départ au pied de l’église de Saint Maurice est
précédé par la dégustation de figues fraîches que Marie-Christine a rapportées
de son jardin. Dès les premiers kilomètres il faut monter, mais pas trop fort.
Evelyne aurait préféré un peu de plat pour s’échauffer au préalable. Saint
Didier sous Riverie est atteint. Le village semble écrasé par sa monumentale
église aux deux grands clochers noirs et carrés. Nous empruntons une petite
route menant à Vindessieux. La distance n’est pas longue mais nous mettons du
temps. En effet un premier arrêt a lieu pour ramasser et manger des prunes
sauvages. Deuxième arrêt dans un coin à coings. Bernard les cueille et Michel
en remplit ses poches de maillot cyclo dont les coutures sont finalement
solides. La montée se poursuit tranquillement jusqu’à Riverie. Cette commune
surmontée de son bourg médiéval a la particularité d’être la plus petite
commune du département Néanmoins sa
baronnie contrôlait au XI° siècle le passage entre les vallées du Rhône et de
la Loire. Les régionaux de l’étape nous racontent qu’un tilleul datant de Sully
a été récemment éventré par la foudre. De Riverie au Nezel le rythme s’emballe.
Nous atteignons les 35/40 km/H. Ah oui
c’est vrai : c’est un faux plat descendant ! Une route
interdite à toute circulation nous attend ensuite pour monter progressivement
vers Saint Martin en Haut. Comme les copains de la semaine dernière, mais avec
le beau temps en plus, nous empruntons le tracé de l’ancienne voie ferrée
métrique de Messimy à Saint Symphorien qui ne fut exploitée que de 1914 à 1931.
Malgré l’ingéniosité des ingénieurs la pente moyenne sur cette portion atteint
les 4%. Cela devait faire cracher noir les locomotives Puingely type 130 de
l’époque……Mais excusez-moi je m’égare. Le lecteur attentif aura bien sûr
remarqué que l’auteur de ces lignes est un amoureux de l’univers ferroviaire.
Cette montée traverse de beaux paysages que nous ne
partageons avec aucun autre véhicule. A Saint Martin nous grimpons tous,
-hommes, femmes, vélos- sur le plateau des Poids Publics. Mais la machine,
moderne pourtant, n’est pas branchée et nous ne saurons jamais combien pèse
notre club !
Nous décidons lors de cette pause de pratiquer un
raccourci pour rejoindre directement Duerne en évitant la Croix Perrière. Il
faut descendre puis remonter. Ce qui console c’est que dans l’autre sens c’est
pareil ! Christian, fin voltigeur sur son vélo arrive loin devant les
autres. Au village le groupe se recompose devant un concours de longue (1).
Après Duerne descente en ligne droite jusqu’à Saint
Symphorien sur Coise. Nous croisons les effectifs imposants du club local en
sortie. A partir de là c’est terra incognita. Nous passons le «Pont français».
L’appellation sent la zone frontière. Et c’est vrai que nous passons dans la
Loire. La D3 est une route magnifique. Le revêtement est excellent, les voitures
inexistantes, la chaussée large, le paysage intéressant, la montée régulière et
sinueuse alterne sous-bois et prés. Nous apercevons le château de Châtelus.
Christian et Bernard qui sont partis devant rattrapent un premier peloton puis
arrivent à la hauteur d’un second. Mais
celui-ci est composé de costauds qui les décroche à l’arrivée à Grammond. Un de
ses membres prend le temps d’écraser consciencieusement une vipère traversant
la route. Quelques minutes d’attente pour que le groupe atscafien se reforme et
on termine ensemble l’ascension à Fontanès. Christian y achète son petit
goûter. Martine veut faire de même mais n’a que 30 centimes en poche.
L’épicière refuse un chèque pour ce
montant. Curieux ! Le bourg est célèbre pour son château et son beau parc
que nous ne visiterons pas ce jour.
Une route de crête mène ensuite à Christo en Jarez,
coin adoré par Michel. Nous avons à nos pieds, à l’ouest la plaine du
Forez, au sud le bassin stéphanois, au sud-ouest le Pilat nappé dans les
brumes. Il faut préciser que le soleil décline et que nous devons accélérer si
nous ne voulons pas « finir avec les phares ». Encore un petit effort
pour atteindre le Bût d’Arpin. Là une chute est évitée de peu à cause d’une
fouine tuée sur le bas côté de la route et que tous veulent voir.
Désormais c’est la descente jusqu’à l’Aubépin où
Martine n’a pas le temps de s’arrêter pour voir ses amis. Descente toujours
jusqu’à Sainte Catherine malgré une petite butte à l’entrée du village.
Descente ensuite jusqu’à Saint Didier sous Riverie. Descente enfin jusqu’au
terminus. La dernière petite côte permet un sprint pour de la rire entre
Bernard et Michel. Marie-Christine se permet le luxe de doubler un cyclo qui
fait pourtant tout, le macho, pour ne pas se faire rattraper par une femme.
Nous arrivons à 19H. Nous y voyons encore clair mais c’est tout juste.
Le café est fermé. Tant pis : nous partirons
plus tôt la semaine prochaine et le parcours sera plus court.
Bilan du jour : circuit de quasiment 80 km et
dénivelée positive de 1 068 mètres.
(1) Longue : Mot lyonnais pour désigner le jeu de boule à la
lyonnaise.
II/ DIMANCHE DERNIER
D’après les échos recueillis, Gilbert,
Jean-Jacques et Pierre ont participé au célèbre Rallye du Beaujolais
à Villefranche. C’était sa 53° édition et le succès ne s’est pas démenti grâce
au beau temps. Le départ groupé sur la Rue Nationale de Villefranche
neutralisée pour l’occasion est un grand moment. Tout comme l’arrivée dans les
caves du château de Cercy où la dégustation de beaujolais et son mâchon est
incontournable. Gilbert et Pierre ne se sont pas vus au milieu des 2 000
cyclos. Ils ont parcouru le trajet de 84 km et gravi 2 cols dans les bosses
beaujolaise et en sont ravis. Jean-Jacques fatigué par une semaine intense a
fait le petit parcours de 43 km.
Bernard et Evelyne qui avaient promis de
venir ne se sont pas réveillés à temps. Honte à eux !
II/I SAMEDI
PROCHAIN
Samedi 9 Octobre à
Marenne, place centrale.
RV
à 13H pour un départ à 13 H 15
Comment y aller ? Marennes est situé 10 km au sud de Vénissieux après Corbas.
IV/ ET POUR APRES ?
Dimanche
10 Octobre Le club FFCT
« US Loire sur Rhône » organise son 26ième
rallye des Châtaignes. Profitez-en, c’est une des dernières grandes
initiatives cyclotouristes de la saison. Les copains de l’ATSCAF qui y sont
allés ont aimé. A noter que châtaignes grillées et vin nouveau vous attendent à
l’arrivée pour vous requinquer des bosses ponctuant les routes tranquilles du
Parc régional du Pilat. Circuits
route : 45, 60 et 78 km. Circuits VTT : 20 et 35 km.
Accueil :
Salle polyvalente. Loire est située sur la RN 86 au sud de Givors. Départ de 7H
30 à 8H 30. Clôture à 12H 30. Tarif : 5,5 € réduit à 4 € pour les
licenciés FFCT. Gratuit : moins de 16 ans.
Inscription
et renseignements : Alain COMEAU
Tél : 04 78 73 48 47.
V/ LES POTINS DU PELOTON
t
Vous vous souvenez de Marie
Magniat, lectrice fidèle de la « Lettre », conductrice du véhicule
–assistance lors de la sortie du Ventoux, vététiste lors de la Voie
Verte ? Et bien Marie a participé ce week-end à la découverte
cyclo-urbaine de Bron. Il paraît que c’était très sympa et qu’elle n’a pas eu
de difficulté. Alors une nouvelle étape avant de nous rejoindre ?
t
Eric T nous livre son secret. Celui de sa
préparation diététique du matin permettant la grande forme lors de la sortie
cyclo. Il suffit au petit-déjeuner de manger une omelette, du pain et du
beurre. Il nous a montré cela lors du Ventoux. Et ça a marché ! A tester
donc !
Mais
cela ne marche pas pour les maux de genoux. Il a en effet une douleur à cette
articulation qui l’empêche pour le moment de pédaler avec nous. Soigne-toi
bien !
t
Michel-Laurent a lui aussi des problèmes de genou. La
raison est beaucoup plus simple à élucider. Il grimpe tous les soirs la Croix
Rousse sur la « plaque ». Au bout d’un moment les articulations
se révoltent ! Signalons à notre bouillant cyclo que les premiers
dérailleurs ont fait leur apparition sur les vélos en 1869. Et que la première
« Polymultipliée a eu lieu à Chanteloup en 1913. Henri Desgranges était
réfractaire à cet équipement qui à ses yeux convenait « pour les femmes et
les asthmatiques». Il autorisa pourtant le changement de vitesse en 1937 pour
le Tour de France.
t
Le beau-frère de Jean-Marc dont
nous parlions dans le numéro précédent s’appelle Michel FEYX. Il reçoit
désormais la « Lettre » dans sa version papier grâce à JMO. Quand sa
connexion internet sera établie le club comptera un « cylonaute »
supplémentaire.
t
Raymond a donné de ses nouvelles. Il va mieux. En
conséquence notre ami est retourné pédaler dans le Nord-Isère. En douceur
espérons-le. Mais du côté d’Annoisin il y a tant de côtes tentantes !
t
Martine a composé une petite chanson sur l’air de
« tous les Acadiens » de Michel Fugain :
« Tous les atscafiens, toutes les
atscafiennes
Ont roulé, pédalé toute la journée,
Ils sont lyonnais, ils sont grignerots
Vive la bicyclette, vive le
vélo ! »
t Une plaque est apposée à l’entrée de Sainte
Catherine : « Village natal de Saint Jean-Pierre Néel ». Le
peloton se perd en conjectures : mais qui est donc ce saint ? Le mari
de l’exploratrice Alexandra David-Neel ? Elle était si pénible que
cela ? Que nenni, il s’agit d’un missionnaire martyrisé en Chine en 1852
(source Larousse).
VI/ LE COIN
« VELOCIO »
t
La Revue « Le
Randonneur » est, comme son nom l’indique, la revue des
cyclo-randonneurs. L’abonnement pour les 3 numéros de l’année 2005 coûte 16€.
Si
vous voulez feuilleter ce journal à l’ambiance très particulière demandez-en un
numéro à Martine qui y est abonnée. Elle vous en fera passer un numéro.
Martine
est joignable sur son mel : martine.silberstein@wanadoo.fr.
Ou
bien par téléphone : 04 72 24 29
66 en soirée.
t
Evelyne, Michel-Laurent et
votre serviteur ont emboîté
le pas, -ou plutôt la pédale-, à Christian. Ils sont allés à la balade
nocturne de Lyon à vélo le vendredi 1° octobre. La prestation d’Evelyne fut
des plus limitées. Elle s’arrêta au bout de quelques centaines de mètres
tellement son vieux VTT faisait de bruit et de vibrations. Il faut dire que son
engin sortait de chez Go Sport où il avait subi paraît-il une révision
générale.
Michel-Laurent,
lui, avait apporté un vélo des années 30 qu’il a complètement retapé. Malgré
l’obscurité il fut très remarqué avec son réservoir à essence, vestige d’une
époque où ce vélo était équipé artisanalement d’un moteur auxiliaire à essence
avec propulsion grâce à un galet sur la roue arrière !
Votre
rédacteur en chef s’est pris au jeu du Service d’Ordre en participant au
blocage des rues le temps du passage du cortège de plus de 300 participants. Et
quel plaisir d’avoir les rues pour soi et de rouler en toute sécurité boulevard
Laurent Bonnevay ( !!! ), aux Buers, à Grandclément, avenue Félix Faure, cours
Gambetta, place Bellecour, rue Edouard Herriot, cours Lafayette, avenue de
Saxe !
Notez
les prochaines sorties : 5 Novembre, 3 décembre, 7 janvier, 5 février.
C’est à dire chaque 1° vendredi du mois, à 21H à la Porte des Enfants du Rhône
du Parc de la Tête d’Or.
VII/ LA VIE DU CLUB
t
La prochaine réunion de
bureau de notre club cyclo aura lieu le samedi 9 Octobre à 19H chez
les Chareyron - Lefrançois, 41 rue Léon Jouhaux 69003 Lyon (vers la piscine
Garibaldi). Il s’agit de préparer collectivement la prochaine Assemblée
Générale de fin novembre.
Pour
éviter aux participants de faire des allers-retours, le mieux est de se rendre
directement au domicile précité dès la fin de la sortie cyclo du jour. Ils
auront préalablement emporté leurs « affaires ». Ils pourront ainsi
prendre une douche et s’habiller en civil chez Bernard et Evelyne avant de
manger un morceau et de travailler. Les conjoints sont les bienvenus.
t
Evelyne a envoyé à l'ATSCAF du
Rhône une demande de subvention pour la prochaine saison. Elle s’est
appuyée sur le bilan provisoire de l’activité de la présente année.2004. Le
bilan définitif vous sera présenté lors de l’AG du club en novembre.
t
La « Lettre » reprend
la parution du récit de Michel-Laurent vers le pôle Nord (de la France).
N’oubliez pas de consulter le supplément joint.
t
Certains copains se sont
étonnés de ne plus voir depuis quelques temps Bernard L et Chantal qui
sont pourtant des piliers du peloton. Ils ne se désintéressent pourtant pas du
club et de sa vie. La preuve, ils ont appelé dimanche. Mais ils sont
indisponibles pour quelques semaines encore en raison de l’état de santé de
leur fille. Nous leur souhaitons du courage pour traverser cette période
difficile et à Elise le plus rapide rétablissement.
Bernard
CHAREYRON 06 08 40 52 25